«Introibo ad altare Dei», corso di latino essenziale per i partecipanti alla Messa tridentina, organizzato da Una Voce Napoli e dalla Fondazione Il Giglio

Una Voce Napoli e la Fondazione Il Giglio organizzano il I Corso di Latino essenziale «Introibo ad altare Dei» per i fedeli che partecipano alla Messa in rito tridentino e desiderano conoscere e comprendere appieno il significato dei testi del messale e delle preghiere più comuni.

Il corso, coordinato da don Roberto Spataro sdb, è diviso in due moduli:

1. Le preghiere del buon cristiano, a cura della prof.ssa Beatrice Novelli (lezioni il 26 febbraio, 4 marzo, 11 marzo 2024)

2. L’ Ordinario della Messa, a cura di don Roberto Spataro (lezioni il 9, 13, 23, 30 maggio e 6 giugno 2024).

Le otto lezioni, della durata di un’ora ciascuna, potranno essere seguite in presenza presso la sede della Fondazione Il Giglio (Via Crispi 36a Napoli) oppure a distanza sulla piattaforma Zoom.

Il costo della partecipazione è di € 20, partecipazione gratuita per i soci di Una Voce Napoli e della Fondazione Il Giglio.

Per iscriversi collegarsi con il seguente link:
editorialeilgiglio.it/corso-introibo-ad-altare-dei/

Info: +39 366 4823402.

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Dom Prosper Guéranger, Mystique du Carême

On ne doit pas s’étonner qu’un temps aussi sacré que l’est celui du Carême soit un temps rempli de mystères. L’Eglise, qui en a fait la préparation à la plus sublime de ses fêtes, a voulu que cette période de recueillement et de pénitence fût marquée par les circonstances les plus propres à réveiller la foi des fidèles, et à soutenir leur constance dans l’œuvre de l’expiation annuelle.

Au Temps de la Septuagésime, nous avons rencontre le nombre septuagénaire, qui nous rappelait les soixante-dix ans de la captivité à Babylone, après lesquels le peuple de Dieu, purifié de son idolâtrie, devait revoir Jérusalem et y célébrer la Pâque. Maintenant c’est le nombre sévère de quarante que la sainte Eglise propose à notre attention religieuse, ce nombre qui, comme nous dit saint Jérôme, est toujours celui de la peine et de l’affliction1.

Rappelons nous cette pluie de quarante jours et de quarante nuits, sortie des trésors de la colère de Dieu, quand il se repentit d’avoir créé l’homme2 et qu’il submergea la race humaine sous les flots, à l’exception d’une famille. Considérons le peuple hébreu errant quarante années dans le désert, en punition de son ingratitude, avant d’avoir accès dans la terre promise3. Ecoutons le Seigneur, qui ordonne à son prophète Ezéchiel de demeurer couché quarante jours sur son côté droit, pour figurer la durée d’un siège qui devait être suivi de la ruine de Jérusalem.

Deux hommes, dans l’Ancien Testament, ont la mission de figurer en leur personne les deux manifestations de Dieu: Moïse, qui représente la Loi, et Elie, en qui est symbolisée la Prophétie. L’un et l’autre approchent de Dieu: le premier sur le Sinaï4, le second sur Horeb5; mais l’un et l’autre n’obtiennent accès auprès de la divinité, qu’après s’être purifiés par l’expiation dans un jeûne de quarante jours.

En nous reportant à ces grands faits, nous arrivons à comprendre pourquoi le Fils de Dieu incarné pour le salut des hommes, ayant résolu de soumettre sa chair divine aux rigueurs du jeûne, dut choisir le nombre de quarante jours pour cet acte solennel. L’institution du Carême nous apparaît alors dans toute sa majestueuse sévérité, et comme un moyen efficace d’apaiser la colère de Dieu et de purifier nos âmes. Elevons donc nos pensées au-dessus de l’étroit horizon qui nous entoure; voyons tout l’ensemble des nations chrétiennes, dans ces jours où nous sommes, offrant au Seigneur irrité ce vaste quadragénaire de l’expiation; et espérons que, comme au temps de Jonas, il daignera, cette année encore, faire, miséricorde à son peuple.

Après ces considérations relatives à la mesure du temps que nous avons à parcourir, il nous faut maintenant apprendre de la sainte Eglise sous quel symbole elle considère ses enfants durant la sainte Quarantaine. Elle voit en eux une immense armée qui combat jour et nuit contre l’ennemi de Dieu. C’est pour cela que le Mercredi des Cendres elle a appelé le Carême la carrière de la milice chrétienne6. En effet, pour obtenir cette régénération qui nous rendra dignes de retrouver les saintes allégresses de l’Alleluia, il nous faut avoir triomphé de nos trois ennemis: le démon, la chair et le monde. Unis au Rédempteur, qui lutte sur la montagne contre la triple tentation et contre Satan lui-même, il nous faut être armés et veiller sans cesse. Afin de nous soutenir par l’espérance de la victoire et pour animer notre confiance dans le secours divin, l’Eglise nous propose le Psaume quatre-vingt-dixième7, qu’elle admet parmi les prières de la Messe au premier Dimanche de Carême, et auquel elle emprunte chaque jour plusieurs versets pour les différentes Heures de l’Office.

Elle veut donc que nous comptions sur la protection que Dieu étend sur nous comme un bouclier8; que nous espérions à l’ombre de ses ailes9, que nous ayons confiance en lui, parce qu’il nous retirera des filets du chasseur infernal10 qui nous avait ravi la sainte liberté des enfants de Dieu; que nous soyons assurés du secours des saints Anges, nos frères, auxquels le Seigneur a donné ordre de nous garder dans toutes nos voies11, et qui, témoins respectueux du combat que le Sauveur soutint contre Satan, s’approchèrent de lui, après la victoire, pour le servir et lui rendre leurs hommages. Entrons dans les sentiments que veut nous inspirer la sainte Eglise, et durant ces jours de combat, recourons souvent à ce beau cantique qu’elle nous signale comme l’expression la plus complète des sentiments dont doivent être animés, dans le cours de cette sainte campagne, les soldats de la milice chrétienne.

Mais l’Eglise ne se borne pas à nous donner ainsi un mot d’ordre contre les surprises de l’ennemi; pour occuper nos pensées, elle offre à nos regards trois grands spectacles qui vont se dérouler jour par jour jusqu’à la fète de Pâques, et nous apporter chacun ses pieuses émotions avec l’instruction la plus solide.

D’abord, nous avons à assister au dénouement de la conspiration des Juifs contre le Rédempteur: conspiration qui commence à s’ourdir et qui éclatera le grand Vendredi, lorsque nous verrons le Fils de Dieu attaché à l’arbre de la Croix. Les passions qui s’agitent au sein de la Synagogue vont se manifester de semaine en semaine; et nous pourrons les suivie dans leur affreux développement. La dignité, la sagesse, la mansuétude de l’auguste victime nous paraîtront toujours plus sublimes et plus dignes d’un Dieu. Le drame divin que nous avons vu s’ouvrir dans la grotte de Bethléhem va se continuer jusqu’au Calvaire; et pour le suivre, nous n’aurons qu’à méditer les lectures de l’Evangile que l’Eglise nous proposera jour par jour.

En second lieu, nous rappelant que la fête de Pâques est pour les Catéchumènes le jour de la nouvelle naissance, nous reporterons notre pensée a ces premiers âges du christianisme où le Carême était pour les aspirants au Baptême la dernière préparation. La sainte Liturgie a conserve la trace de cette antique discipline; et en entendant ces magnifiques lectures des deux Testaments, à l’aide desquelles on achevait la dernière initiation, nous remercierons Dieu, qui a daigné nous faire naître dans ces siècles où l’enfant n’a plus à attendre l’âge d’homme pour faire l’épreuve des divines miséricordes. Nous songerons aussi à ces nouveaux Catéchumènes qui, de nos jours encore, dans les contrées évangélisées par nos modernes apôtres, attendent, comme aux temps anciens, la grande solennité du Sauveur vainqueur de la mort, pour descendre dans la piscine sacrée et y puiser un nouvel être.

Enfin, nous devons, pendant le Carême, nous remettre en mémoire ces Pénitents publics, qui, expulsés solennellement de l’assemblée des fidèles le Mercredi des Cendres, étaient, dans tout le cours de la sainte Quarantaine, un objet de préoccupation maternelle pour l’Eglise, qui devait, s’ils le méritaient, les admettre à la réconciliation le Jeudi saint. Un admirable corps de lectures, destiné à leur instruction et à intéresser les fidèles en leur faveur, passera sous nos yeux; car la Liturgie n’a rien perdu non plus de ces fortes traditions. Nous nous rappellerons alors avec quelle facilité nous ont été pardonnées des iniquités qui, dans les siècles passés, ne nous eussent peut-être été remises qu’après de dures et solennelles expiations; et, songeant à la justice du Seigneur, qui demeure immuable, quels que soient les changements que la condescendance de l’Eglise introduit dans la discipline, nous sentirons d’autant plus le besoin d’offrir à Dieu le sacrifice d’un cœur véritablement contrit, et d’animer d’un sincère esprit de pénitence les légères satisfactions que nous présentons à sa divine Majesté.

Afin de conserver au saint temps du Carême le caractère de tristesse et de sévérité qui lui convient, l’Eglise, durant un grand nombre de siècles, s’est montrée très réservée dans l’admission des fêtes à cette époque de l’année, parce qu’elles portent toujours en elles un élément de joie. Au ive siècle, le concile de Laodicée marquait déjà cette disposition dans son cinquante-unième Canon12, ne permettant de faire la fête ou la Commémoration des Saints que les samedis ou les dimanches. L’Eglise grecque s’est maintenue dans cette rigueur; et ce n’est que plusieurs siècles après le concile de Laodicée qu’elle s’en est enfin relâchée en admettant, au 25 mars, la fête de l’Annonciation.

L’Eglise Romaine a longtemps retenu cette discipline, du moins en principe; mais elle a admis de bonne heure la fête de l’Annonciation, et ensuite celle de l’apôtre saint Mathias, au 24 février. On l’a vue, dans les derniers siècles, ouvrir son calendrier à d’autres fêtes encore dans la partie qui correspond au Carême, mais cependant avec une grande mesure, par égard pour l’esprit de l’antiquité.

La raison qui a rendu l’Eglise Romaine plus facile dans l’admission des fêtes des Saints en Carême, est que les Occidentaux ne regardent pas la célébration des fêtes comme incompatible avec le jeune, tandis que les Grecs sont persuadés du contraire. C’est pourquoi le samedi, qui est toujours pour les Orientaux un jour solennel, n’est jamais chez eux un jour de jeûne, si ce n’est pourtant le Samedi saint. De même, ils ne jeûnent pas le jour de l’Annonciation, à cause de la solennité de cette fête.

Ce préjugé des Orientaux a donné origine, vers le vii siècle, à une institution qui leur est particulière et qu’ils appellent la Messe des Présanctifiés, c’est-à-dire des choses consacrées dans un Sacrifice précédent. Chaque dimanche de Carême, le prêtre consacre six hosties, dont une est consommée par lui dans le Sacrifice; les cinq autres sont réservées pour une simple communion qui a lieu chacun des cinq jours suivants, sans Sacrifice. L’Eglise latine n’exerce ce rite qu’une fois l’année, le Vendredi saint, et pour une raison profonde que nous expliquerons en son lieu.

Le principe de cet usage des Grecs est venu évidemment du quarante-neuvième Canon du concile de Laodicée, qui prescrit de ne pas offrir le pain du Sacrifice en Carême, si ce n’est le samedi et le dimanche13. Dans les siècles suivants, les Grecs ont conclu de ce canon que la célébration du Sacrifice était incompatible avec le jeûne; et nous voyons par leur controverse, au xie siècle, avec le légat Humbert14, que la Messe des Présanctifiés, qui n’a en sa faveur qu’un canon du trop fameux concile appelé in Trullo15, tenu en 692, était justifiée par les Grecs moyennant cette allégation absurde, que la communion du corps et du sang du Seigneur rompait le jeûne quadragésimal.

C’est le soir, après l’Office des Vêpres, que les Grecs célèbrent cette cérémonie, dans laquelle le prêtre communie seul, comme chez nous le Vendredi saint. Il y a cependant exception, depuis plusieurs siècles, pour le jour de l’Annonciation; le jeûne étant suspendu dans cette solennité, on y célèbre le Sacrifice, et les fidèles peuvent communier.

Le règlement du concile de Laodicée ne paraît pas avoir été jamais reçu dans l’Eglise d’Occident; et nous ne voyons, à Rome, aucune trace de la suspension du Sacrifice en Carême, si ce n’est le jeudi, jusqu’au viiie siècle, où nous apprenons du Liber Pontificalis que le Pape saint Grégoire II. voulant compléter le Sacramentaire Romain, ajouta des Messes propres pour ce jour dans les cinq premières semaines de Carême1. Il serait difficile de rendre raison aujourd’hui des motifs de cette suspension de la Messe au jeudi dans l’Eglise Romaine, non plus que de l’usage de l’Eglise de Milan qui n’offre pas le Sacrifice le vendredi en Carême. Les raisons qui en ont été données nous paraissent peu satisfaisantes ; et quant à l’Eglise de Milan, nous serions porté à croire que l’usage romain de ne pas célébrer la Messe le Vendredi saint, usage qui s’observe pareillement dans l’Eglise Ambrosienne, aurait été par imitation étendu aux autres vendredis du Carême.

Le manque d’espace nous oblige à ne toucher que légèrement tous les détails de ce chapitre; cependant il nous reste à dire encore quelque chose des usages mystérieux de notre Carême occidental. Nous en avons déjà fait connaître et expliqué plusieurs dans le Temps de la Septuagésime. La suspension de l’Alleluia, l’emploi de la couleur violette dans les ornements sacres, la suppression de la dalmatique du diacre et de la tunique du sous-diacre; les deux cantiques de joie, Gloria in excelsis et Te Deum laudamus, interdits l’un et l’autre; le Trait substitué dans la Messe au verset alléluiatique; l’Ite missa est remplacé par une autre formule; l’oraison de pénitence qui se récite sur le peuple, à la fin de la Messe, aux jours de la semaine où l’on ne célèbre pas la fête d’un Saint; les Vêpres anticipées avant midi, tous les jours, à l’exception des Dimanches17: ces divers rites sont déjà connus de nos lecteurs. En fait de cérémonies actuellement pratiquées, nous n’avons plus à signaler que les prières qui se font à genoux, à la fin de chacune des Heures de l’Office, dans les jours de férié, et l’usage en vertu duquel tout le Chœur se tient aussi agenouillé durant le Canon de la Messe, à ces mêmes jours.

Mais nos Eglises d’Occident pratiquaient encore en Carême d’autres rites qui, depuis plusieurs siècles, sont tombés en désuétude, bien que quelques-uns se soient conservés, en certaines localités, jusqu’à nos temps. Le plus imposant de tous consistait à tendre un immense voile, ordinairement de couleur violette et appelé la courtine, entre le chœur et l’autel, en sorte que ni le clergé ni le peuple n’avaient plus la vue des saints Mystères qui se célébraient derrière cette impénétrable barrière. Ce voile était un symbole du deuil de la pénitence auquel le pécheur doit se soumettre, pour mériter de contempler de nouveau la majesté de Dieu, dont il a offensé les regards par son iniquité. Il signifiait aussi les humiliations du Christ, qui furent un scandale pour l’orgueil de la Synagogue, et qui disparaîtront toup à coup, comme un voile que l’on lève en un instant, pour faire place aux splendeurs de la Résurrection18. Cet usage est demeuré, entre autres lieux, dans l’église métropolitaine de Paris.

La coutume était aussi, en beaucoup d’églises, dévoiler la croix et les images des saints dès le commencement du Carême, afin d’inspirer une plus vive componction aux fidèles, qui se voyaient privés de la consolation de reposer leurs regards sur ces objets chers à leur piété. Cette pratique, qui s’est aussi conservée en quelques lieux, est moins fondée cependant que celle de l’Eglise Romaine, qui ne voile les croix et les images qu’au temps de la Passion, comme nous l’expliquerons en son lieu.

Nous apprenons des anciens cérémoniaux du moyen âge que l’on était dans l’usage de faire pendant le Carême un grand nombre de processions d’une église à l’autre, particulièrement les mercredis et les vendredis; dans les monastères, ces processions se faisaient sous le cloître et nu-pieds19. C’était une imitation des Stations de Rome, qui sont journalières en Carême, et qui, durant un grand nombre de siècles, commençaient par une procession solennelle à l’église stationnale.

Enfin, de tout temps l’Eglise a multiplié ses prières dans le Carême. La discipline actuelle à ce sujet porte que, dans les cathédrales et collégiales qui n’en sont pas exemptées par une coutume contraire, on doit ajouter aux Heures Canoniales, le lundi, l’Office des Morts; le mercredi, les Psaumes Graduels, et le vendredi, les Psaumes de la Pénitence. Dans nos Eglises de France, au moyen âge, c’était un Psautier tout entier que l’on ajoutait chaque semaine à l’Office ordinaire20.

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1 In Ezechiel. Caput xxix.
2 Gen. vii, 12.
3 Num. xiv, 33.
4 Exod. xxiv, 18.
5 III Reg. xix, 8.
6 Temps de la Septuagésime, pag. 247.
7 Ps. Qui habitat in adjutorio, dans l’Office de Complies
8 Scuto circumdabit te veritas ejus. A None.
9 Et sub pennis ejus sperabis. A Sexte.
10 Ipse liberavit me de laqueo venantiam. A Tierce.
11 Angelis suis mandavit de te, ut custodiant te in omnibus viis tuis. A Laudes et à Vêpres.
12 Labb. Concil., tom. I.
13 Labb. Concil., tom. I.
14 Contra Nicetam, tom. IV.
15 Can. 52. Labb. Concil., tom. VI.
16 Lib. Pontif., in Gregorio II.
17 Revoir, sur tous ces rites, le Temps de la Septuagésime.
18 Honorius d’Autun, Gemma animae, lib. III, cap. lxvi.
19 Martène, De antiquis Ecclesiae ritibus, tom. III, cap. xviii.
20 Martène, De antiquis Ecclesiae ritibus, t. III, cap. xviii.

 

Cfr. P. Guéranger, L’Année liturgique, – IX. La Carême18, Paris-Poitiers, Oudin, 1909, pp. 23-33 (Chapitre II).

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14 febbraio 2024 Sacre Ceneri


Meménto, homo, quia pulvis es, et in púlverem revertéris.

 

14 Febbraio sedicesimo delle Calende di Marzo

Mercoledì delle Ceneri

Feria privilegiata, semplice. Paramenti viola. Messa «Miseréris ómnium». Stazione a S. Sabina.

 

 

FERIA  QUARTA  CINERUM

I classis                                                                               Simplex

Ante Missam benedicuntur cineres facti de ramis olivarum sive aliarum arborum, præcedenti anno benedictis, hoc modo :

In Choro, dicta Nona, Sacerdos indutus Pluviali violaceo, vel sine Casula, cum ministris similiter indutis, procedit ad benedicendurn cineres in vase aliquo super altari positos. Et primo cantatur a choro sequens Antiphona :

Ps. 68, 17

EXáudi nos, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua : secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice nos, Dómine. Ps. ibid., 2. Salvum me fac, Deus : quóniam intravérunt aquæ usque ad ánimam meam. V). Glória Patri.

Repetitur Exáudi nos.

Deinde Sacerdos in cornu Epistolæ, non vertens se ad populum, manibus junctis (quod servatur etiam in Orationibus omnium benedictionum quoad manus junctas) dicit :

V). Dóminus vobíscum.

R). Et cum spíritu tuo.

Orémus.                                                                Oratio

OMnípotens sempitérne Deus, parce pœniténtibus, propitiáre supplicántibus : et míttere dignéris sanctum Angelum tuum de cælis, qui bene  dícat et sanctíficet hos cíneres, ut sint remédium salúbre ómnibus nomen sanctum tuum humilíter implorántibus, ac semetípsos pro consciéntia delictórum suórum accusántibus, ante conspéctum divínæ cleméntiæ tuæ facínora sua deplorántibus, vel sereníssimam pietátem tuam supplíciter obnixéque flagitántibus : et præsta per invocatiónem sanctíssimi nóminis tui; ut, quicúmque per eos aspérsi fúerint, pro redemptióne peccatórum suórum, córporis sanitátem et ánimæ tutélam percípiant. Per Christum Dóminum nostrum. R). Amen.

Orémus.                                                                Oratio

DEus, qui non mortem, sed pœniténtiam desíderas peccatórum : fragilitátem condiciónis humánæ benigníssime réspice; et hos cíneres, quos, causa proferéndæ humilitátis atque promeréndæ véniæ, capítibus nostris impóni decérnimus, bene  dícere pro tua pietáte dignáre : ut, qui nos cínerem esse, et ob pravitátis nostræ deméritum in púlverem reversúros cognóscimus; peccatórum ómnium véniam, et praémia pœniténtibus repromíssa, misericórditer cónsequi mereámur. Per Christum Dóminum nostrum. R). Amen.

Orémus.                                                                Oratio

DEus, qui humiliatióne flécteris, et satisfactióne placáris : aurem tuæ pietátis inclína précibus nostris; et capítibus servórum tuórum, horum cínerum aspersióne contáctis, effúnde propítius grátiam tuæ benedictiónis : ut eos et spíritu compunctiónis répleas et, quæ juste postuláverint, efficáciter tríbuas; et concéssa perpétuo stabilíta et intácta manére decérnas. Per Christum Dóminum nostrum. R). Amen.

Orémus.                                                                Oratio

OMmnípotens sempitérne Deus, qui Ninivítis, in cínere et cilício pœniténtibus, indulgéntiæ tuæ remédia præstitísti : concéde propítius; ut sic eos imitémur hábitu, quaténus véniæ prosequámur obténtu. Per Dóminum.

Postea Celebrans, imposito incenso in thuribulo, ter aspergit cineres aqua benedícta, dicendo Antiphonam Aspérges, sine cantu et sine Psalmo, et ter adolet incenso. Deinde dignior Sacerdos ex Clero accedens ad Altare, imponit cineres Celebranti non genuflexo. Si vero non adsit alius Sacerdos, ipsemet Celebrans, genibus flexis coram Altari, sibi ipsi cineres imponit in capite, nihil dicens, et cantatur statim a choro :

Antiphona                                                                Joël. 2, 13

IMmmutémur hábitu, in cínere et cilício : jejunémus, et plorémus ante Dóminum : quia multum miséricors est dimíttere peccáta nostra Deus noster.

Alia Antiphona. Ibid., 17 et Esth. 13, 17. Inter vestíbulum et altáre plorábunt sacerdótes minístri Dómini, et dicent : Parce, Dómine, parce pópulo tuo : et ne claudas ora canéntium te, Dómine.

Sequitur Responsorium :

Esther 13; Joël. 2. Emendémus in mélius, quæ ignoránter peccávimus : ne, subito præoccupáti die mortis, quærámus spátium pœniténtiæ, et inveníre non póssimus. Atténde, Dómine, et miserére : quia peccávimus tibi. V). Ps. 78, 9. Adjuva nos, Deus, salutáris noster : et propter honórem nóminis tui, Dómine, líbera nos. Atténde, Dómine, V). Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Atténde, Dómine.

¶ Sacerdos vero, dum cantantur Antiphonæ et Responsorium, detecto capite, primo imponit cineres digniori Sacerdoti, a quo ipse accepit, deinde Ministris paratis, genibus flexis coram Altari, dicens :

Genes. 3, 19. Meménto, homo, quia pulvis es, et in púlverem revertéris.

Postea veniunt alii, primo Clerus per ordinem, deinde populus : et genibus flexis ante Altare, singulatim recipiunt cinerem a Sacerdote, ut dictum est de Ministris. Completa cinerum impositione, Sacerdos dicit : 

V). Dóminus vobíscum. R). Et cum spíritu tuo.

Orémus.                                                                Oratio

COncéde nobis, Dómine, præsídia milítiæ christiánæ sanctis inchoáre jejúniis : ut, contra spiritáles nequítias pugnatúri, continéntiæ muniámur auxíliis. Per Christum, Dóminum nostrum. R). Amen.

Deinde dicitur Missa.

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A Feria Quarta Cinerum usque ad Sabbatum infra hebdomadam Quartam Quadragesimæ inclusive, quando dicendæ fuerint, juxta Rubricas, Orationes pro diversitate Temporum assignatæ, exceptis Missis de beata Maria Virgine et Missis, in quibus de eadem fit Commemoratio, et exceptis pariter Missa votiva de Omnibus Sanctis et Vigiliis, erunt sequentes, nempe 2ª ad poscenda suffragia Sanctorum, A cunctis, 3ª pro vivis et defunctis, Omnípotens. Et in eadem Oratione A cunctis, sicut et in ejus Postcommunione, ad litteram N. exprimitur nomen Titularís propriæ Ecclesiæ, dummodo Titulus non sit Persona divina, vel Mysterium Domini, aut de ipso Titulo non dicatur Missa aut facta non sit Commemoratio aut illius nomen non sit in eadem Oratione A cunctis expressum; ac nomina sanctorum Angelorum et sancti Joannis Baptistæ, si Titulares fuerint, præponuntur nomini sancti Joseph. In hisce autem omnibus casibus omittuntur verba atque beáto N. Si vero Missa vel Commemoratio fuerint de sancto Joseph aut de sanctis Apostolis Petro et Paulo, in Oratione et Postcommunione omittuntur verba quæ eos respiciunt.

Ad poscenda suffragia Sanctorum              Oratio

A cunctis nos, quaésumus, Dómine, mentis et córporis defénde perículis : et, intercedénte beáta et gloriósa semper Vírgine Dei Genitríce María, cum beáto Joseph, beátis Apóstolis tuis Petro et Paulo, atque beáto N., et ómnibus Sanctis, salútem nobis tríbue benígnus et pacem; ut, destrúctis adversitátibus et erróribus univérsis, Ecclésia tua secúra tibi sérviat libertáte. (Per eúndem Dóminum.)

Secreta

EXáudi nos, Deus, salutáris noster : ut, per hujus sacraménti virtútem, a cunctis nos mentis et córporis hóstibus tueáris; grátiam tríbuens in præsénti, et glóriam in futúro. (Per Dóminum.)

Postcommunio

MUndet et múniat nos, quæsumus, Dómine, divíni sacraménti munus oblátum : et, intercedénte beáta Vírgine Dei Genitríce María, cum beáto Joseph, beátis Apóstolis tuis Petro et Paulo, atque beáto N. et ómnibus Sanctis; a cunctis nos reddat et perversitátibus expiátos, et adversitatibus expedítos. (Per eúndem Dóminum.)

Pro vivis et defunctis              Oratio

OMnípotens sempitérne Deus, qui vivórum domináris simul et mortuórum, omniúmque miseréris, quos tuos fide et ópere futúros esse prænóscis : te súpplices exorámus; ut, pro quibus effúndere preces decrévimus, quosque vel præsens saéculum adhuc in carne rétinet, vel futúrum jam exútos córpore suscépit, intercedéntibus ómnibus Sanctis tuis, pietátis tuæ cleméntia ómnium delictórum suórum véniam consequántur. Per eúndem Dóminum.

Secreta

DEus, cui soli cógnitus est númerus electórum in supérna felicitáte locándus : tríbue, quaésumus; ut, intercedéntibus ómnibus Sanctis tuis, universórum, quos in oratióne commendátas suscépimus, et ómnium fidélium nómina beátæ prædestinatiónis liber adscrípta retíneat. Per eúndem Dóminum.

Postcommunio

PUríficent nos, quaésumus, omnípotens et miséricors Deus, sacraménta quæ súmpsimus : et, intercedéntibus ómnibus Sanctis tuis, præsta; ut hoc tuum sacraméntum non sit nobis reátus ad pœnam, sed intercéssio salutáris ad véniam : sit ablútio scélerum, sit fortitúdo fragílium, sit contra ómnia mundi perícula firmaméntum : sit vivórum atque mortuórum fidélium remíssio ómnium delictórum. Per Dóminum.

In Vigiliis autem per idem Tempus occurrentibus, loco earundem Orationum, dicitur, juxta Rubricas, 2ª Oratio de sancta Maria Concéde, ex Missa de Communi infra, 3ª contra persecutores Ecclesiæ, vel pro Papa infra. In Missis tamen de beata Maria Virgine, et in Missis, in quibus de ea facta sit Commemoratio, necnon in Missa votiva de Omnibus Sanctis, loco Orationis Concéde, dicitur Oratio de Spiritu Sancto infra.

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Statio ad S. Sabinam

Introitus                                                                         Sap. 11, 24, 25 et 27

MIseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pœniténtiam et parcens illis : quia tu es Dóminus, Deus noster. Ps. 56, 2. Miserére mei, Deus, miserére mei : quóniam in te confídit ánima mea. V). Glória Patri. Miseréris.

Oratio

PRæsta, Dómine, fidélibus tuis : ut jejuniórum veneránda sollémnia, et cóngrua pietáte suscípiant, et secúra devotióne percúrrant. Per Dóminum.

Et fit Commemoratio S. Valentini, Presbyteri et Martyris :

 Oratio

PRæsta, quaésumus, omnípotens Deus : ut, qui beáti Valentíni Mártyris tui natalítia cólimus, a cunctis malis imminéntibus, ejus intercessióne, liberémur. Per Dóminum.

Léctio Joélis Prophétæ
Joël. 2, 12-19

HÆc dicit Dóminus : Convertímini ad me in toto corde vestro, in jejúnio, et in fletu, et in planctu. Et scíndite corda vestra, et non vestiménta vestra, et convertímini ad Dóminum, Deum vestrum : quia benígnus et miséricors est, pátiens, et multæ misericórdiæ, et præstábilis super malítia. Quis scit, si convertátur, et ignóscat, et relínquat post se benedictiónem, sacrifícium et libámen Dómino, Deo vestro? Cánite tuba in Sion, sanctificáte jejúnium, vocáte coetum, congregáte pópulum, sanctificáte ecclésiam, coadunáte senes, congregáte parvulos et sugéntes úbera : egrediátur sponsus de cubíli suo, et sponsa de thálamo suo. Inter vestíbulum et altare plorábunt sacerdótes minístri Dómini, et dicent : Parce, Dómine, parce pópulo tuo : et ne des hereditátem tuam in oppróbrium, ut dominéntur eis natiónes. Quare dicunt in pópulis : Ubi est Deus eórum? Zelátus est Dóminus terram suam, et pepércit pópulo suo. Et respóndit Dóminus, et dixit pópulo suo : Ecce, ego mittam vobis fruméntum et vinum et óleum, et replebímini eis : et non dabo vos ultra oppróbrium in géntibus : dicit Dóminus omnípotens.

Graduale. Ps. 56, 2 et 4. Miserére mei, Deus, miserére mei : quóniam in te confídit ánima mea. V). Misit de cælo, et liberávit me, dedit in oppróbrium conculcántes me.

¶ Sequens Tractus dicitur in Missis de Feria Secunda, Quarta et Sexta usque ad Feriam Secundam Majoris Hebdomadæ inclusive, præterquam Feria Quarta Quatuor Temporum.

Tractus. Ps. 102, 10. Dómine, non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos : neque secúndum iniquitátes nostras retríbuas nobis. V). Ps. 78, 8-9. Dómine, ne memíneris iniquitátum nostrárum antiquárum : cito antícipent nos misericórdiæ tuæ, quia páuperes facti sumus nimis. (Hic genuflectitur.) V). Adjuva nos, Deus, salutáris noster : et propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos : et propítius esto peccátis nostris, propter nomen tuum.

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum
Matthaéum                Matth. 6, 16-21

IN illo tempóre : Dixit Jesus discípulis suis : Cum jejunátis, nolíte fíeri, sicut hypócritæ, tristes. Extérminant enim fácies suas, ut appáreant homínibus jejunántes. Amen, dico vobis, quia recepérunt mercédem suam. Tu autem, cum jejúnas, unge caput tuum, et fáciem tuam lava, ne videáris homínibus jejúnans, sed Patri tuo, qui est in abscóndito : et Pater tuus, qui videt in abscóndito, reddet tibi. Nolíte thesaurizáre vobis thesáuros in terra : ubi ærúgo et tínea demolítur : et ubi fures effódiunt et furántur. Thesaurizáte autem vobis thesáuros in cælo : ubi neque ærúgo neque tínea demolítur; et ubi fures non effódiunt nec furántur. Ubi enim est thesáurus tuus, ibi est et cor tuum.

Offertorium. Ps. 29, 2-3. Exaltábo te, Dómine, quóniam suscepísti me, nec delectásti inimícos meos super me : Dómine, clamávi ad te, et sanásti me..

Secreta

FAc nos, quaésumus, Dómine, his munéribus offeréndis conveniénter aptári : quibus ipsíus venerábilis sacraménti celebrámus exórdium. Per Dóminum.

Secreta pro S. Valentino

SÚscipe, quaésumus, Dómine, múnera dignánter obláta : et, beáti Valentíni Mártyris tui suffragántibus méritis, ad nostræ salútis auxílium proveníre concéde. Per Dóminum.

 Præfatio de Quadragesima; quæ dicitur usque ad Sabbatum ante Dominicam Passionis inclusive, juxta Rubricas.

PEr ómnia saécula sæculórum.
R). Amen.
V). Dóminus vobíscum.
R). Et cum spíritu tuo.
V). Sursum corda.
R). Habémus ad Dóminum.
V). Grátias agámus Dómino Deo nostro.
R). Dignum et justum est.

VEre dignum et justum est, æquum et salutáre, nos tibi semper, et ubíque grátias ágere : Dómine sancte, Pa­ter omnípotens, ætérne Deus. Qui corporáli jejúnio vítia cómprimis, mentem élevas, virtútem largíris et praémia : per Christum Dóminum nostrum. Per quem majestátem tuam láudant Angeli, adórant Domina­tiónes, tremunt Potestátes. Cæli, cælorúmque Virtútes, ac beáta Séraphim, sócia exsultatióne concé­lebrant. Cum quibus et nostras voces, ut admítti júbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicéntes :

Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra glória tua. Hosánna in excélsis.

Benedíctus qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.

Communio. Ps. 1, 2 et 3. Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, dabit fructum suum in témpore suo.

Postcommunio

ERcépta nobis, Dómine, praébeant sacraménta subsídium : ut tibi grata sint nostra jejúnia, et nobis profíciant ad medélam. Per Dóminum nostrum.

Postcommunio pro S. Valentino

SIt nobis, Dómine, reparátio mentis et córporis cæléste mystérium : ut, cujus exséquimur actiónem, intercedénte beáto Valentíno Mártyre tuo, sentiámus efféctum. Per Dóminum.

¶ Deinde Sacerdos absolute dicit : Orémus. Et Diaconus (si in officio Diaconatus serviat) versus ad populum, junctis manibus, dicit : Humiliáte cápita vestra Deo. Alioquin ipse Sacerdos, stans in eodem loco ante librum, et non vertens se ad populum.

Oratio

INclinántes se, Dómine, majestáti tuæ, propitiátus inténde : ut, qui divíno múnere sunt refécti, cæléstibus semper nutriántur auxíliis. Per Dóminum.

¶ Et hic modus dicendi Orationem super populum servatur tantummodo in Missis de Feria, usque ad Feriam IV Majoris Hebdomada; inclusive.

V). Benedicámus Dómino.

R). Deo grátias.

Pubblicato il Calendario | Commenti disabilitati su 14 febbraio 2024 Sacre Ceneri

Joseph Ratzinger, Liturgia e musica sacra

Premessa

Tra la liturgia e la musica sin dagli inizi c’è stato un rapporto fraterno. Quando l’uomo loda Dio, la sola parola è insufficiente. La parola rivolta a Dio trascende i limiti del linguaggio umano. Per questo motivo tale parola in ogni tempo, proprio in forza della sua natura, ha invocato in aiuto la musica, il cantare e la voce del creato nel suono degli strumenti. Infatti, alla lode di Dio non partecipa soltanto l’uomo. La liturgia quale servizio di Dio è l’inserirsi in ciò di cui parlano tutte le cose.

Per quanto la liturgia e la musica in forza della loro natura siano strettamente congiunte tra di loro, la loro relazione è sempre stata difficile, soprattutto nei momenti nodali di transizione nella storia e nella cultura. Non v’è perciò da meravigliarsi, che anche oggi sia di nuovo posto in discussione il problema di una forma adeguata della musica nella celebrazione liturgica. Nelle dispute del Concilio e subito dopo pareva che si trattasse semplicemente della divergenza tra persone dedite alla prassi pastorale da un lato e musicisti di chiesa dall’altro lato. Questi ultimi non volevano lasciarsi coartare da una formalità puramente pastorale, mentre si sforzavano di affermare la dignità intrinseca della musica quale misura di un proprio valore pastorale e liturgico. Si aveva pertanto l’impressione che il conflitto per la massima parte riguardasse unicamente l’ambito dell’uso della musica. Nel frattempo, tuttavia, la spaccatura si fa più profonda.

La seconda ondata della riforma liturgica spinge il problema sino a raggiungere i suoi fondamenti. Si tratta ora della natura dell’azione liturgica in quanto tale, delle sue basi antropologiche e teologiche. Il conflitto che investe la musica sacra è sintomatico e scopre un problema più profondo, e cioè: che cosa sia la liturgia.

 

1. SUPERARE IL CONCILIO?
UNA NUOVA CONCEZIONE DELLA LITURGIA

La nuova fase in cui si afferma la volontà di una riforma liturgica considera esplicitamente suo fondamento non più le parole del Concilio Vaticano II, bensì il suo «spirito». Utilizzo quale testo paradigmatico l’articolo ben informato e coerente, su «Canto e musica nella Chiesa» del Nuovo Dizionario di Liturgia. Qui non si mette affatto in discussione l’alto valore artistico del canto gregoriano o della polifonia classica. E non si tratta neppure di opporre l’una contro l’altra l’attività dell’assemblea e un’arte di élite. Punto nodale della discussione non è neanche il rifiuto di un irrigidimento storico che copia soltanto il passato e perciò stesso rimane senza presente e senza futuro. Si tratta piuttosto di una nuova concezione di fondo della liturgia, con cui si vuole superare il Concilio, la cui Costituzione liturgica avrebbe racchiuso «due anime» (p. 211 a, cf 212 a).

 

Gruppo o Chiesa?

Cerchiamo brevemente di conoscere questa concezione nelle sue linee maestre. Il punto di partenza della liturgia – così ci viene detto – è il riunirsi di due o tre che stanno insieme nel nome di Cristo (199 a). Questo riferimento alla parola del Signore (Mt 18, 20) di primo acchito sembra innocuo e tradizionale. Ma tale parola acquista una portata rivoluzionaria per il fatto che la citazione biblica è tolta dal suo contesto e viene fatta risaltare per contrasto sullo sfondo di tutta la tradizione liturgica. Perché i «due o tre» sono messi ora in opposizione nei confronti di un’istituzione con ruoli istituzionalizzati e nei confronti di ogni «programma codificato». Così tale definizione significa quanta segue: Non è la Chiesa che precede il gruppo, bensì il gruppo precede la Chiesa. Non la Chiesa nel suo insieme fa da supporto alla liturgia dei singoli gruppi e comunità, bensì il gruppo stesso è il luogo dove di volta in volta nasce la liturgia. La liturgia perciò non si sviluppa neppure partendo da un modello comune, da un «rito» (ridotto, in quanto «programma codificato», all’immagine negativa della mancanza di libertà); la liturgia nasce nel momento e nel luogo concreto grazie alla creatività di quanti sono riuniti. In tale linguaggio sociologico il sacramento del sacerdozio viene considerato un ruolo istituzionalizzato che si è procurato un monopolio (206 w) e, grazie all’istituzione (cioè alla Chiesa), ha dissolto l’unita primitiva e la comunitarietà dei gruppi. In tale contesto la musica, così ci viene detto, come pure il latino, sono divenuti un linguaggio da iniziati, «la lingua di un’altra Chiesa, cioè dell’istituzione e del suo clero».

 

Due Chiese?

L’aver isolato il passo di Mt 18, 20 dall’intera tradizione biblica ed ecclesiale della preghiera comune della Chiesa, come si vede, mostra ora gravi conseguenze: a partire dalla promessa che il Signore ha fatto a quanti pregano in ogni luogo, si è fatta una dogmatizzazione dei gruppi autonomi. La comunanza della preghiera è stata esasperata sino a divenire un appiattimento che considera lo sviluppo del ministero sacerdotale il sorgere di un’altra Chiesa. Da questo punto di vista ogni proposta che viene dalla Chiesa universale è giudicata una catena contro cui bisogna insorgere per amore della novità e libertà della celebrazione liturgica. Non l’ubbidienza di fronte a un tutto, bensì la creatività del momento diviene la forma determinante.

 

Mistificazioni?

E’ evidente che insieme all’adozione di un linguaggio sociologico si è avuta pure l’assunzione di valori: la gerarchia di valori che ha dato forma al linguaggio sociologico costruisce una nuova visione della storia e del presente. Così alcuni concetti consueti (per di più anche conciliari!) – come «il grande patrimonio della musica sacra», «l’organo re degli strumenti», «l’universalità del canto gregoriano» – sono bollati quali «mistificazioni» usate allo scopo di «conservare una determinata forma di potere e di visione ideologica» (p. 200 a).

Un certo modo di amministrare il potere (così ci viene detto) si sente minacciato dai processi di trasformazione culturale e «reagisce, fino a mascherare come amore alla tradizione il desiderio di autoconservazione» (p. 205 n). Il canto gregoriano e Palestrina sarebbero i «numi tutelari» di un antico repertorio mitizzato (210 b), elementi di una «controcultura cattolica» che si appoggia ad essi quali «archetipi remitizzati e supersacralizzati» (208 a), come d’altronde alla liturgia storica sta a cuore più la rappresentazione di una burocrazia del culto che non l’azione corale di un popolo (206 a). Il contenuto del Motu proprio di Pio X sulla musica sacra viene infine considerato «una ideologia culturalmente miope e teologicamente fumosa di una “musica sacra”» (211 a). Qui, evidentemente, non è più soltanto il sociologismo all’opera, ma siamo di fronte a una totale separazione del Nuovo Testamento dalla storia della Chiesa, che si unisce a una teoria della decadenza caratteristica di molte situazioni illuministiche: le realtà nel loro stato puro si incontrano soltanto negli inizi primordiali gesuanici; tutto il resto della storia appare una «vecchia avventura musicale» con «esperienze disorientate ed impazzite», che ora deve «essere chiusa», per riprendere finalmente la via giusta (212 a).

 

Materialismo

Ma come si configura questa realtà nuova e migliore? I principi base sono già stati sfiorati in precedenza; ora dobbiamo prestare attenzione alla loro concretizzazione particolare. Sono formulati in modo chiaro due valori di fondo. Il «valore primario» di una liturgia rinnovata, come ci è detto, sarebbe «l’agire delle persone (tutte) in pienezza ed autenticità» (211 b). Di conseguenza la musica di Chiesa in primo luogo significherebbe che il «popolo di Dio» rappresenta la sua identità cantando. Con ciò è chiamato in causa anche già il secondo criterio di valore che qui è attivo: la musica risulta essere la forza che opera la coesione del gruppo (217 w). I canti familiari a una comunità ne diventano, per così dire, il suo distintivo. Da queste premesse scaturiscono le categorie principali della strutturazione musicale della liturgia: il progetto, il programma, l’animazione, la regia. Più importante del che cosa (così ci è detto) sarebbe il come (217 w). Essere in grado di celebrare sarebbe soprattutto «essere in grado di fare». La musica dovrebbe soprattutto essere «fatta»…

Per non essere ingiusto, devo aggiungere che si mostra tuttavia nell’articolo in questione comprensione per le diverse situazioni culturali e che rimane anche dello spazio aperto per l’assunzione del patrimonio storico. E soprattutto è sottolineato il carattere pasquale della liturgia cristiana il cui canto non soltanto rappresenta l’identità del popolo di Dio, ma dovrebbe rendere anche conto della speranza e annunciare a tutti il volto del Padre di Gesù Cristo.

 

Errata interpretazione del Concilio

Permangono così elementi di continuità nella grossa rottura: essi permettono il dialogo e infondono speranza che si possa ritrovare l’unità nella comprensione basilare della liturgia che tuttavia minaccia di sfuggire, quando si fa derivare la liturgia dal gruppo invece che dalla Chiesa – non soltanto sul piano teoretico, bensì nella prassi liturgica concreta. Non mi dilungherei tanto su questo testo pubblicato in un dizionario prestigioso, se pensassi che tali idee siano da attribuire unicamente ad alcuni singoli teorici. Ancorché sia fuori dubbio che essi non si possono appoggiare a nessun testo del Vaticano II, in alcuni uffici e organi liturgici si è consolidata l’opinione che lo spirito del Concilio orienta in tale direzione. Un’opinione fin troppo diffusa suggerisce oggi le concezioni or ora esposte che, cioè, le categorie proprie della comprensione conciliare della liturgia siano appunto la cosiddetta creatività, l’agire di tutti i presenti e il riferimento a un gruppo di persone che si conoscono e interpellano a vicenda. Non solo giovani preti, ma talvolta anche vescovi hanno la sensazione di non essere fedeli al Concilio, se pregano tutto così come sta nel Messale. Deve esserci almeno una formula «creativa», per banale che sia. E il saluto «civile» dei presenti, possibilmente anche i cordiali saluti al congedo, sono già divenuti parti d’obbligo dell’azione sacra, cui quasi nessuno osa sottrarsi.

 

2. IL FONDAMENTO FILOSOFICO DEL CONCETTO
E LA SUA MESSA IN QUESTIONE

Con tutto ciò non si è tuttavia ancora sfiorato il nocciolo del problema, della mutazione cioè di valore. Tutto quanto si è detto deriva dall’aver preposto il gruppo alla Chiesa. Ma perché mai è avvenuto ciò? Il motivo sta nel fatto che si è sussunta la Chiesa nel concetto generico di «istituzione» e che il termine «istituzione» nel tipo di sociologia qui adottato, reca in sé una qualità negativa. Essa incarna il potere e il potere è il contrario della libertà. Dato che la fede (la sequela di Gesù) è concepita quale valore positivo, deve stare dalla parte della libertà e per sua natura deve quindi essere anche anti-istituzionale. Di conseguenza anche la liturgia non può essere un sostegno o una parte dell’istituzione; deve invece costituire una forza contrastante che aiuti a rovesciare i potenti dal trono. La speranza pasquale, di cui la liturgia deve dare testimonianza, sviluppandosi da questo punto di partenza può divenire molto terrena. Essa diviene speranza nel superamento delle istituzioni e diventa pure mezzo di lotta contro il potere. Colui che conosce la Missa Nicaraguensis anche per averne soltanto letto i testi può farsi una idea di questo slittamento della speranza e del realismo che la liturgia acquisisce qui in quanto strumento di una promessa militante. Si può anche vedere quale significato e importanza si attribuisce alla musica nella nuova concezione. La forza d’urto dei canti rivoluzionari comunica un entusiasmo e una convinzione che non potrebbero derivare da una liturgia semplicemente recitata. Qui non vi è più nessuna opposizione alla musica liturgica. Essa ha ottenuto un nuovo ruolo insostituibile nel risvegliare le energie irrazionali e lo slancio comunitario cui tutto tende. Ma parimenti la musica è formazione delle coscienze, perché la parola cantata si comunica in modo progressivo e molto più efficace allo spirito che non la parola letta o solo pensata. Del resto, nel cammino che porta alle liturgie di gruppo intenzionalmente si supera il limite della comunità locale: grazie alla forma liturgica e alla sua musica si costituisce una nuova solidarietà, per mezzo della quale deve formarsi un nuovo popolo, che si autodefinisce popolo di Dio, mentre di fatto per Dio intende se stesso e le energie storiche che si sono sviluppate in sé.

 

Liturgia e libertà

Ritorniamo ancora all’analisi dei valori che sono diventati determinanti nella nuova coscienza liturgica. Si tratta da un lato della qualità negativa del concetto di istituzione e della considerazione della Chiesa esclusivamente sotto questo aspetto sociologico, per di più non nell’ottica di una sociologia empirica, bensì da un punto di vista che deriva dai cosiddetti maestri del sospetto. Si vede che hanno compiuto la loro opera in modo molto efficace. Hanno infatti raggiunto una determinazione delle coscienze che è attiva anche là dove non si sa nulla di questa origine. II sospetto d’altronde non avrebbe potuto avere una tale forza incendiaria, se non fosse accompagnato da una promessa, il cui fascino è quasi inevitabile: dall’idea, cioè, della libertà quale diritto autentico della dignità dell’uomo. Sotto questo aspetto il nocciolo della discussione deve essere la domanda: Che cosa è il vero concetto della libertà? Con ciò la disputa sulla liturgia è ricondotta al suo punto essenziale, poiché nella liturgia, infatti, si tratta della presenza della salvezza, dell’adito alla vera libertà. Nell’aver messo in luce il nocciolo della questione sta senza dubbio l’elemento positivo della nuova disputa.

 

Liturgia senza la Chiesa?

Contemporaneamente si è manifestato ciò che oggi costituisce il vero disagio dei cristiani cattolici. Se la Chiesa ora appare soltanto come istituzione, come detentrice del potere e perciò come controparte della libertà, come impedimento alla salvezza, allora la fede contraddice se stessa; perché da un lato non può fare a meno della Chiesa, ma dall’altro è schierata fondamentalmente contro di essa. Ciò costituisce anche il paradosso davvero tragico di questo orientamento della riforma liturgica, perché la liturgia senza la Chiesa è in sé una contraddizione. Là ove tutti agiscono affinché tutti diventino soggetto, svanisce – con la Chiesa soggetto comune – anche il vero «attore» della liturgia. Si dimentica, infatti, che essa dovrebbe essere «Opus Dei», in cui Egli stesso agisce per primo e in cui noi, proprio per mezzo della sua azione, siamo redenti. Dove il gruppo celebra se stesso, celebra in realtà un nulla, perché il gruppo non è un motivo per celebrare. Ed è per ciò che l’agire di tutti produce noia: non avviene in realtà nulla, se rimane assente Colui, che tutto il mondo attende. Il passaggio ad intenti più concreti, come si riflettono nella Missa Nicaraguensis, è così soltanto logico.

 

Morti seppelliscono altri morti

I sostenitori di questo modo di pensare devono perciò essere interrogati con ogni franchezza: E’ la Chiesa davvero soltanto istituzione, burocrazia del culto, apparato di potere? E’ il ministero sacerdotale soltanto monopolizzazione di privilegi sacrali? Se non si riesce a superare queste concezioni anche sul piano affettivo e a vedere col cuore la Chiesa in un altro modo, la liturgia allora non sarà rinnovata, bensì morti seppelliscono altri morti, e definiscono ciò riforma.

 

Riscoprire la Chiesa

Allora, naturalmente, non c’è neanche più la musica da Chiesa. Anzi, di diritto non si può neanche più parlare di liturgia, dato che essa presuppone la Chiesa: ciò che rimane sono rituali di gruppo che si servono più o meno abilmente di mezzi espressivi musicali. Se la liturgia deve sopravvivere o persino essere rinnovata, è di necessità elementare che la Chiesa sia riscoperta nuovamente. E aggiungo: Se l’alienazione dell’uomo deve essere superata, se egli deve ritrovare la sua identità, è indispensabile che ritrovi la Chiesa. Essa, infatti, non è una istituzione misantropica, bensì quel nuovo Noi in cui finalmente l’Io può acquisire la sua base e la sua dimora.

 

Cristo e la Chiesa

Sarebbe benefico rileggere in questo contesto con molta attenzione il libretto con cui Romano Guardini, il grande pioniere del rinnovamento liturgico, ha concluso la sua opera letteraria nell’ultimo anno conciliare. Egli stesso sottolinea di aver scritto questo libro preoccupato dell’amore per la Chiesa, della quale conosceva benissimo la condizione umana e i suoi rischi. Ma egli aveva imparato a scoprire in quella umanità lo scandalo dell’incarnazione di Dio: aveva imparato a vedere in essa la presenza del Signore che ha reso la Chiesa suo corpo. Soltanto se così è, esiste una contemporaneità di Gesù Cristo con noi. E soltanto se c’è questa, esiste una liturgia reale che non è soltanto un ricordare il mistero pasquale, bensì è la sua presenza vera. E ancora, soltanto se così è, la liturgia è partecipazione al dialogo trinitario tra Padre, Figlio e Spirito Santo. Soltanto in questo modo la liturgia non è il nostro «fare», bensì opus Dei, l’agire di Dio su di noi e in noi. Perciò Guardini ha sottolineato espressamente che nella liturgia non importa fare qualche cosa, bensì essere. Pensare che l’agire di tutti sia il valore centrale della liturgia, è il contrario più radicale che si possa immaginare alla concezione di Guardini della liturgia. In verità, l’agire di tutti non soltanto non è il valore fondamentale della liturgia, ma come tale non è affatto un valore.

 

Le tre dimensioni della Liturgia

Mi astengo dall’approfondire ulteriormente questi problemi; dobbiamo concentrarci allo scopo di trovare il punto di partenza e la norma per una giusta unione di liturgia e musica. Infatti, anche da questo punto di vista, è di grande portata la costatazione che il vero soggetto della liturgia è la Chiesa e, più precisamente, la communio sanctorum di tutti i luoghi e di tutti i tempi. Ne risulta non soltanto – come Guardini nel suo scritto giovanile «Liturgische Bildung» ha mostrato in modo particolareggiato – l’indisponibilità della liturgia nei confronti dell’arbitrio del gruppo e del singolo (anche del clero e degli specialisti), insomma ciò che Guardini chiamava la sua oggettività e la sua positività. Ne risultano soprattutto anche le tre dimensioni ontologiche in cui essa vive: il cosmo, la storia e il mistero. Il richiamo alla storia comprende uno sviluppo, cioè l’appartenenza a qualcosa di vitale, che ha un inizio, il quale continua a operare, rimane presente senza essere conchiuso, e vive nella misura in cui si sviluppa ulteriormente. Qualcosa si atrofizza, qualcosa viene dimenticato e ritorna in seguito sotto nuova forma, sempre però lo sviluppo significa partecipazione a un inizio aperto in avanti. Con questo abbiamo già toccata una seconda categoria che, messa in relazione col cosmo, acquisisce la sua importanza specifica: la liturgia compresa in tale modo vive nella forma fondamentale della partecipazione. Nessuno è il suo primo e unico creatore, per ognuno essa è partecipazione ad una realtà più ampia, che lo supera, ma ognuno è altrettanto anche un «attore», proprio perché è ricettore. Il riferimento al mistero, infine, significa che l’inizio dell’avvenimento liturgico non sta mai in noi stessi. E’ risposta a una iniziativa dall’alto, a un appello e ad un atto d’amore che è mistero. I problemi esistono per essere chiariti; il mistero invece non si dischiude alla chiarificazione, bensì soltanto quando lo si accetta nel Sì, che, sulla traccia della Bibbia, possiamo tranquillamente chiamare ubbidienza, anche oggi.

 

Creatività assurda e falsa

Con ciò siamo giunti ad un punto di grande importanza per il collegamento con il fattore artistico. La liturgia di gruppo, infatti, non è cosmica in quanto vive appunto dall’autonomia del gruppo. Non ha storia, ma è caratterizzata proprio dall’emancipazione dalla storia e dal fare da sé; anche se si lavora con scenari storici. Non conosce neppure il mistero, perché in essa tutto viene chiarito e deve essere chiarito. Perciò anche lo sviluppo e la partecipazione le sono altrettanto estranei quanto l’ubbidienza, cui si dischiude un senso che è più grande di quanto può essere spiegato. Al posto di tutto ciò si colloca ora la creatività in cui l’autonomia dell’emancipato tenta addirittura di confermarsi. Una tale creatività che vorrebbe essere la messa in atto di autonomia ed emancipazione, proprio per questo contrasta nettamente con ogni partecipazione. I suoi segni distintivi sono l’arbitrio quale forma necessaria di rifiuto di ogni forma o norma esistente: l’irripetibilità, perché la ripetizione sarebbe già dipendenza; l’artificialità, perché deve ben trattarsi di pura creazione dell’uomo. Così però diviene manifesto che la creatività umana, che non vuole essere né ricevere né partecipare, nella sua essenza è assurda e falsa, perché l’uomo unicamente ricevendo e partecipando può essere se stesso. Tale creatività è fuga dalla conditio umana e perciò falsità. Per questo motivo inizia la decadenza della cultura là dove, con la perdita della fede in Dio, deve essere contestata anche una ragionevolezza che ci precede, inerente dall’essere.

 

Conseguenze

Riassumiamo quanto abbiamo finora acquisito, per poter poi tirare le conseguenze per il punto di partenza e per la forma fondamentale della musica da Chiesa. Si è visto che il primato del gruppo viene da una comprensione della Chiesa quale istituzione, basata su una idea di libertà che non si presta ad essere collegata con l’idea e con la realtà dell’istituzione e che non è più in grado di percepire la dimensione del mistero nella realtà della Chiesa. La libertà viene compresa a partire dalle idee guida di autonomia e di emancipazione. E si concretizza nell’idea della creatività, che su questo sfondo si pone in un contrasto netto con quella oggettività e positività che sono essenziali della liturgia ecclesiale. Il gruppo deve ogni volta inventarsi ex novo, soltanto allora è libero. Abbiamo pure visto che a ciò è radicalmente opposta la liturgia, che merita questo nome. Essa sta contro l’arbitrio astorico, che non conosce alcuno sviluppo, camminando perciò nel vuoto; sta contro una irripetibilità che è anche esclusivismo e perdita di comunicazione al di là di ogni raggruppamento; non sta contro la tecnologia, bensì contro l’artificiosità in cui l’uomo si crea il suo contro-mondo perdendo di vista e dal cuore il creato di Dio. I contrasti sono chiari; nel suo punto di partenza è anche chiara la motivazione intrinseca del modo di pensare del gruppo, dettato da un’idea di libertà compresa in modo autonomistico. Ora però dobbiamo interrogarci positivamente circa la concezione antropologica, su cui si basa la liturgia nel senso della fede della Chiesa.

 

3. IL MODELLO ANTROPOLOGICO DELLA LITURGIA ECCLESIALE

Due parole della Scrittura si presentano quali chiavi per rispondere alla nostra domanda. Paolo ha coniato il termine Loghiché latreia (Rom 12, 1), che si può difficilmente rendere in una delle nostre lingue moderne perché vi manca un equivalente reale del termine Logos. «Servizio liturgico determinato dallo Spirito» potremmo dire, rimandando pure alle parole di Gesù relative all’adorazione in Spirito e verità (Gv 4, 23). Ma si potrebbe anche tradurre «venerazione di Dio plasmata dalla Parola», e in tal caso è naturale che il termine «Parola» nella sua accezione biblica (e anche del mondo greco) è più del semplice linguaggio: è una realtà creatrice. E tuttavia è anche più di una semplice idea e di un mero spirito: è lo Spirito che si esprime, che si comunica. Da questa realtà di fondo in ogni epoca sono stati derivati, quali principi preliminari, il riferimento alla Parola, la razionalità, la comprensibilità e la sobrietà della liturgia cristiana e della musica liturgica. Sarebbe un’interpretazione restrittiva e falsa, se si volesse comprendere con ciò un rigido riferimento al testo di ogni musica liturgica e se si volesse dichiarare la comprensibilità del testo quale suo presupposto generale. La Parola, in senso biblico, è infatti più di un «testo» e la comprensione è più ampia e profonda della banale comprensibilità di quanto uno vede subito con chiarezza, di quanto si può sistemare forzatamente nella razionalità più generica.

Giusto è però che la musica che serve l’adorazione «in spirito e verità» non può essere estasi ritmica, non suggestione sensuale o stordimento, non sentimentalismo soggettivo, non intrattenimento superficiale, bensì è associata a un annuncio, a una asserzione spirituale e nel senso più nobile ragionevole. Con altre parole: è dunque giusto che dal suo intimo la musica deve fondamentalmente corrispondere a questa «Parola», anzi, deve mettersi al suo servizio.

 

Incarnazione della Parola

Con ciò siamo però già condotti ad un altro testo biblico, quello fondamentale per il problema del culto. Questo testo ci dice più precisamente che cosa significa la «parola» e quale rapporto abbia con noi. Alludo al passo del prologo giovanneo: «E il verbo si fece carne e venne ad abitare in mezzo a noi e noi vedemmo la sua gloria» (Gv 1, 14). Parlando della «Parola» a cui si riferisce il servizio liturgico cristiano non si tratta in primo luogo di un testo, ma di una realtà viva: di un Dio, che è senso che si comunica e che si comunica diventando uomo egli stesso. Questa incarnazione è ora la tenda sacra, punto di riferimento di ogni culto, che è un guardare la gloria di Dio e dargli onore. Queste asserzioni del prologo di Giovanni non sono però ancora tutto. Esse sono state malintese se lette disgiunte dai discorsi di commiato in cui Gesù dice ai suoi: «Io vado e ritornerò da voi. Se vado, di nuovo vengo. E’ bene che io me ne vada, perché se non me ne vado, non verrà a voi il Consolatore» (Gv 14, 2 s; 14, 18 s; 16, 5 ss ecc.). L’incarnazione è soltanto la prima parte del movimento. Essa acquista senso, e diventa definitiva soltanto sulla croce e nella resurrezione: dalla croce il Signore attira tutto a sé e porta la carne, cioè l’uomo, e tutto il mondo creato nell’eternità di Dio.

 

La Parola si fa musica

A questa traiettoria è sottomessa la liturgia e questo movimento è, per così dire, il testo fondamentale a cui si riferisce ogni musica liturgica, quale sua misura. La musica liturgica è una conseguenza risultante dall’esigenza e dalla dinamica dell’incarnazione della Parola, perché questa significa che anche tra di noi la Parola non può essere semplice parlare. Il modo centrale con cui l’incarnazione continua ad operare sono in primo luogo certamente gli stessi segni sacramentali. Ma essi vengono a mancare di un contesto vitale, se non sono immersi in una liturgia che nella sua totalità segue questa espansione della Parola nella corporalità e nella sfera di tutti i nostri sensi. Da qui viene, a differenza dai tipi di culto giudaico ed islamico, il diritto, anzi, la necessità di usare delle immagini. E da qui viene anche la necessità di chiamare in causa quelle sfere più profonde del comprendere e del rispondere che si dischiudono nella musica. La fede che diventa musica è una parte del processo dell’incarnazione della Parola. Ma questo divenire musica è contemporaneamente in modo del tutto unico abbinato a quella svolta interiore dell’evento dell’incarnazione, cui poc’anzi cercavo di accennare: sulla croce e nella risurrezione, l’incarnazione della Parola diviene carne fattasi Parola. Ambedue si compenetrano. L’incarnazione non viene ritrattata, diventa definitiva soltanto nel momento in cui il movimento, per così dire, si inverte: la carne stessa viene «fatta logos», ma proprio questo divenir Parola della carne crea una nuova unità di tutta la realtà, cui Dio evidentemente teneva talmente da pagarla con la croce del Figlio. Il divenir musica della Parola è da un lato incarnazione, un trarre a sé forze prerazionali e metarazionali, che vengono anche rese sensibili, il trarre a sé il suono nascosto del creato, lo scoprire il canto che riposa sul fondo delle cose. Ma così questo stesso divenire musica è anche già la svolta nel movimento: non è soltanto incarnazione della Parola, ma nello stesso tempo spiritualizzazione della carne. Il legno e il metallo diventano suono, l’inconscio e l’insoluto diviene sonorità ordinata piena di significato. Si alternano una corporeizzazione che è spiritualizzazione e una spiritualizzazione che è corporeizzazione. La corporeizzazione cristiana è sempre anche spiritualizzazione e la spiritualizzazione cristiana è corporeizzazione che penetra nel corpo del logos incarnato.

 

4. LE CONSEGUENZE PER LA MUSICA LITURGICA

Considerazioni fondamentali

In quanto nella musica avviene questa coincidenza dei due movimenti, essa serve in misura ottimale e in maniera insostituibile a quell’esodo interiore che la liturgia vuole sempre essere e divenire. Ciò però significa che la conformità della musica liturgica si misura in base alla sua corrispondenza intrinseca a questa forma-base antropologica e teologica. Una tale asserzione a tutta prima sembra essere ben lontana dalla concreta realtà musicale, ma diventa concreta immediatamente se prestiamo attenzione ai diversi modelli di musica cultuale cui prima ho già brevemente accennato. Pensiamo un momento al tipo di religione dionisiaca e alla sua musica che Platone ha esaminato nell’ottica della sua religione e filosofia. In non poche forme religiose la musica è abbinata all’ebbrezza, all’estasi. Il superamento del limite della condizione umana cui è indirizzata la fame dell’infinito insita nell’uomo, deve essere raggiunto per mezzo di frenesia sacra, di delirio del ritmo e degli strumenti. Una musica simile abbatte le barriere dell’individualità e della personalità; l’uomo si libera così dal peso della coscienza. La musica diviene estasi, liberazione dall’Io, unificazione coll’universo.

Oggi sperimentiamo il ritorno profanizzato di questo modello nella musica Rock e Pop, i cui festivals sono un anticulto nella stessa direzione – smania di distruzione, abolizione delle barriere del quotidiano e illusione di redenzione nella liberazione dall’Io, nell’estasi furiosa del rumore e della massa. Si tratta di pratiche redentive simili alla droga nella loro forma di redenzione e fondamentalmente opposte alla concezione di redenzione della fede cristiana. Di conseguenza perciò dilagano oggi sempre di più, in questo ambito, culti e musiche satanistiche il cui potere pericoloso, in quanto volutamente tendente alla distruzione e al disfacimento della persona, non è preso ancora abbastanza sul serio. La disputa che Platone ha condotto tra la musica dionisiaca e quella apollinea non è la nostra, poiché Apollo non è Cristo. Ma la questione che egli ha posto ci tocca molto da vicino. In una forma che la generazione a noi precedente non poteva neppure immaginare la musica è diventata oggi il veicolo determinante di una controreligione e pertanto il palcoscenico della divisione degli spiriti. Cercando la salvezza mediante la liberazione dalla personalità e dalla sua responsabilità, la musica Rock da un lato si inserisce perfettamente nelle idee di libertà anarchiche che oggi in occidente dominano più che non in oriente; ma proprio per questo si oppone radicalmente alla concezione cristiana della redenzione e della libertà, è anzi la sua perfetta contraddizione. Perciò non per motivi estetici, non per ostinazione restaurativa, non per immobilismo storico, bensì per motivi antropologici di fondo, questo tipo di musica deve essere esclusa dalla Chiesa.

Potremmo concretizzare ulteriormente la nostra questione, se continuassimo ad analizzare la base antropologica di vari tipi di musica. Abbiamo della musica d’agitazione che anima l’uomo in vista di vari fini collettivi. Esiste della musica sensuale, che introduce l’uomo nella sfera erotica oppure tende in altra maniera essenzialmente a sensazioni di piacere sensibili. Esiste della semplice musica leggera che non vuole dire nulla, bensì rompere soltanto il peso del silenzio. Esiste della musica razionalistica in cui i suoni servono soltanto a delle costruzioni razionali, ma non avviene una penetrazione reale dello spirito e dei sensi. Parecchi canti inconsistenti su testi catechetici, parecchi canti moderni costruiti in commissioni, sarebbero probabilmente da classificare in questo settore.

La musica invece adeguata alla liturgia di Colui che si è incarnato ed è stato elevato sulla croce, vive in forza di un’altra sintesi molto più grande e ampia di spirito, intuizione e suono. Si può dire che la musica occidentale dal canto gregoriano attraverso la musica delle cattedrali e la grande polifonia, la musica del rinascimento e del barocco fino a Bruckner e oltre proviene dalla ricchezza intrinseca di questa sintesi e l’ha sviluppata in un grande numero di possibilità. Questa grandezza esiste soltanto qui, perché poteva nascere soltanto dal fondamento antropologico che collegava elementi spirituali e profani in un’ultima unità umana. Essa si dissolve nella misura in cui svanisce tale antropologia. La grandezza di questa musica rappresenta per me la verifica più immediata e più evidente dell’immagine cristiana dell’uomo e della concezione cristiana della redenzione, che la storia ci offre. Colui che da essa è realmente colpito, sa in qualche modo, dal suo intimo, che la fede è vera, pur dovendo fare ancora molti passi per completare questa intuizione a livello razionale e volitivo.

Ciò significa che la musica liturgica della Chiesa deve soggiacere a quell’integrazione dell’essere umano, che ci si presenta nella realtà di fede dell’incarnazione. Questa redenzione richiede più fatica che non quella dell’ebrezza. Ma questa fatica è lo sforzo della verità stessa. Da un lato deve integrare i sensi nell’intimo dello spirito, deve corrispondere all’impulso del Sursum corda. Non vuole, tuttavia, la pura spiritualizzazione, bensì l’integrazione di sensi e spirito, di modo che ambedue insieme diventino la persona. Lo spirito non si avvilisce ricevendo in sé i sensi, bensì soltanto questa unione gli apporta tutta la ricchezza del creato. E i sensi non vengono privati della loro realtà, se vi penetra lo spirito, bensì soltanto in questo modo possono partecipare alla sua dimensione di infinito. Ogni piacere sensuale è strettamente limitato e, in ultima analisi, non suscettibile di accrescimento, perché l’atto dei sensi non può oltrepassare una determinata misura. Colui che da esso si aspetta la redenzione, viene deluso, «frustrato» – come si direbbe oggi –. Ma essendo integrati nello spirito, i sensi acquistano una nuova profondità e penetrano nell’infinito dell’avventura spirituale. Là solo essi si realizzano totalmente. Ciò però presuppone che anche lo spirito non rimanga chiuso. La musica della fede cerca nel Sursum corda l’integrazione dell’uomo, ma non trova questa integrazione in se stessa, bensì soltanto nell’autosuperamento, nell’intimo della Parola incarnata. La musica sacrale, ancorata in questa struttura di movimento, diventa purificazione dell’uomo, la sua ascensione. Non dobbiamo però dimenticare che questa musica non è l’opera di un momento, bensì partecipazione a una storia e suppone la comunione del singolo individuo con le intuizioni fondamentali di questa storia. Così si esprime proprio in essa anche l’ingresso nella storia della fede, l’essere tutti membra del corpo di Cristo. Dietro di sé lascia gioia, una modalità più alta di estasi, che non cancella la persona, bensì la unisce e nello stesso tempo la libera. Ci fa presentire ciò che è la libertà, che non distrugge, bensì raccoglie e purifica.

 

Rilievi sulla situazione attuale

Al musico ora si presenta naturalmente un problema: Come si ottiene questo? In fondo, le grandi opere della musica sacra possono sempre soltanto essere donate, perché vi è in gioco quel superamento di se stesso di cui l’uomo da solo non è capace, mentre il delirio dei sensi, grazie ai noti meccanismi dell’ebbrezza, si può produrre. Il fare finisce dove inizia ciò che è veramente grande. E’ questa linea di demarcazione che per prima dobbiamo vedere e riconoscere. Pertanto all’inizio della grande musica sacrale sta necessariamente il tremore, l’accettazione, l’umiltà che è disposta a servire nella partecipazione a ciò che di grande è già stato. Soltanto colui che almeno fondamentalmente vive in base alla struttura interiore di questa immagine di uomo, è in grado di creare anche la musica ad essa pertinente.

La Chiesa ha dato altre due indicazioni. La musica liturgica deve, nel suo carattere intimo, corrispondere alle esigenze dei grandi testi liturgici: Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei. Ciò non vuol dire che debba essere soltanto musica per un testo; già l’ho detto. Ma essa trova nell’orientamento interno di questi testi una indicazione per la sua propria espressione. La seconda indicazione è il rimando al canto gregoriano e a Palestrina. Questo rimando non significa però che tutta la musica della Chiesa debba essere imitazione di questa musica. Su questo punto, di fatto, vi sono state interpretazioni anguste nel rinnovamento della musica sacra nel secolo scorso, e anche nei documenti pontifici basati su di esso. Interpretando in modo giusto, si vuole così semplicemente dire che sono dati degli esempi che possono servire da orientamento. Non si può però stabilire in precedenza ciò che può nascere dall’assimilazione creativa di un tale orientamento.

Rimane ancora aperta questa domanda: possiamo, parlando umanamente, attenderci in questo campo ancora nuove possibilità creative? E in che modo ciò potrà avvenire? La risposta alla prima domanda è facile; cioè se questa immagine dell’uomo è inesauribile, al contrario di quell’altra, essa apre sempre delle nuove possibilità, anche all’espressione artistica, e ciò tanto più quanto più vivamente determina lo spirito di un’epoca.

Ma proprio qui sta la difficoltà per la seconda questione. Nel nostro tempo la fede ha perduto molta della sua capacità di dare un’impronta alla realtà della vita pubblica. Come potrà essere creativa? Non è stata emarginata dappertutto come semplice sottocultura? Non di meno occorre dire che, almeno a quanto sembra, in Africa, in Asia e nell’America Latina ci troviamo davanti a una nuova fioritura della fede, da cui potrebbero anche scaturire nuove forme di cultura.

Ma anche nel mondo occidentale il discorso della sottocultura non dovrebbe farci paura. Nella crisi culturale che viviamo, una nuova purificazione e unificazione culturale può svilupparsi soltanto da isole di raccoglimento spirituale. Là ove in comunità vive vi sono nuovi risvegli della fede, si vede anche già formarsi una nuova cultura cristiana; si vede come l’esperienza comunitaria sia fonte di ispirazione e apra vie che prima non potevamo vedere. Del resto, F. Doppelbauer ha giustamente fatto notare che la musica liturgica ha spesso e non a caso il carattere dell’opera tardiva, presuppone maturazioni precedenti. Inoltre è importante che ci siano gli spazi preliminari della religiosità popolare e della sua musica, come della musica religiosa in senso lato, che devono essere sempre in fecondo scambio con la musica liturgica. Da un lato esse vengono fecondate e purificate da questa, ma dall’altro lato preparano anche nuovi tipi di musica liturgica. Dalle loro forme più libere potrà maturare ciò che potrà entrare nel patrimonio della liturgia di tutta la Chiesa. Questo è poi anche l’ambito ove il gruppo può cimentare la sua creatività, nella speranza che ne nasca ciò che in futuro potrà fare parte del tutto.

 

Osservazione conclusiva: liturgia, musica e cosmo

Vorrei concludere le mie considerazioni con una bella parola di Mahatma Gandhi che ho trovato poco tempo fa su un calendario. Gandhi evidenzia tre spazi di vita del cosmo e mostra come ognuno di questi tre spazi vitali offra anche un proprio modo di essere. Nel mare vivono i pesci e tacciono. Gli animali sulla terra gridano, ma gli uccelli, il cui spazio vitale è il cielo, cantano. Del mare è proprio il tacere, della terra il gridare e del cielo il cantare. L’uomo però partecipa di tutti e tre: egli porta in sé la profondità del mare, il peso della terra e l’altezza del cielo; perciò sono sue anche tutte e tre le proprietà: il tacere, il gridare e il cantare. Oggi – vorrei aggiungere – vediamo che all’uomo privo di trascendenza rimane solo il gridare, perché vuole essere soltanto terra e cerca di far diventare sua terra anche il cielo e la profondità del mare. La vera liturgia, la liturgia della comunione dei santi, gli restituisce la sua totalità. Gli insegna di nuovo il tacere e il cantare, aprendogli la profondità del mare e insegnandogli a volare, l’essere dell’angelo; elevando il suo cuore fa risuonare di nuovo in lui quel canto che in lui si era come assopito. Anzi, possiamo dire persino che la vera liturgia si riconosce proprio dal fatto che essa ci libera dall’agire comune e ci restituisce la profondità e l’altezza, il silenzio e il canto. La vera liturgia si riconosce dal fatto che è cosmica, non su misura di un gruppo. Essa canta con gli angeli. Essa tace con la profondità dell’universo in attesa. E così essa redime la terra.

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L’articolo era preceduto dalla seguente prefazione redazionale: [NdR]
Promosso dalla Consociatio internationalis musicae sacrae e dal Pontificium institutum musicae sacrae si è svolto a Roma, nel novembre 1985, il VII Congresso internazionale di musica sacra. In quella occasione il cardinal Joseph Ratzinger ha tenuto un’importante prolusione sul tema «Liturgia e musica sacra», prolusione poi pubblicata nel volume miscellaneo «Christus in ecclesia cantat» edito nel 1986 a cura di mons. Johannes Overath, e apparsa inoltre sul «Bollettino Ceciliano» del marzo 1986.
Siamo lieti di proporre alla considerazione dei Lettori questo ampio saggio del cardinal Ratzinger nel quale molto opportunamente viene sottolineato come diffuse quanto pericolose opinioni in materia liturgica discendano da una premessa erronea: la referenza evangelica·al «riunirsi di due o tre che stanno insieme nel nome di Cristo» (Mt 18, 20) è il «punto di partenza» di una «nuova concezione di fondo della liturgia» che conduce a un autentico dissolvimento di essa in pura azione umana. Si tratta – aggiungiamo noi – di quella stessa erronea premessa che è stata posta a fondamento della riforma liturgica postconciliare e che ha lucida enunciazione nella definizione di Messa data nella Institutio Generalis del Messale riformato: «Cena dominica sive Missa est sacra synaxis seu congregatio populi Dei in unum convenientis, sacerdote praeside, ad memoriale Domini celebrandum. Quare de sanctae Ecclesiae locali congregatione eminenter valet promissio Christi: Ubi sunt duo vel tres congregati in nomine meo, ibi sum in medio eorum» (Inst. Gen. Missalis Romani, II, 7, ed. typica 1969).

 

Cfr. «Una Voce Notiziario», 87-89, 1989, pp. 4-16, ora ivi, 87-88 ns, 2022-2023, pp. 2-12 link

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Marco Agostini, Messa votiva dei Santi Pietro e Paolo all’Altare della Cattedra della Basilica di S. Pietro, sabato 29 ottobre 2022

Cattedra di san Pietro del Bernini, il Paraclito

Laudetur Jesus Christus! Anche quest’anno, nonostante l’oscuro mugghiare del mondo, il nostro pellegrinaggio è giunto alla tomba del Principe degli Apostoli, venerandone il glorioso trofeo. Sostiamo ora innanzi alla Cattedra per offrire sull’altare ciò di cui il mondo ha bisogno e ciò per cui la Chiesa è stata costituita: il santo sacrificio della Messa. Anche di recente, papa Francesco, per il quale preghiamo e che salutiamo con filiale rispetto, ha richiamato al valore educativo e pacificante dell’arte e della bellezza. Ciò vale anzitutto per la sacra liturgia. Lasciamo che, mentre celebriamo il più grande dei misteri, le immagini del monumentale complesso della Cattedra di Gian Lorenzo Bernini, concepite per la sacra liturgia, ci parlino e ci confortino nella fede. La grazia ci restituirà alle nostre case ricolmi di pace, consolazioni e benedizioni grandi.

1. La mattina presto, quando la basilica è abitata dall’oscurità, prima che dai finestroni filtri l’alba, la macchina berniniana della Gloria anticipa la forza del sole imprigionatavi dall’artista. Se non fosse per il marmo, lo stucco, il bronzo e i colori, sembrerebbe un fenomeno atmosferico nel vasto cielo romano. La quotidiana vittoria del sole sulla notte o, in pieno giorno, il suo cercarsi uno spiraglio tra il ribollire tumultuoso delle nubi quando la tempesta perde forza, hanno stimolato l’immaginazione dell’artista per la Cattedra di San Pietro. Al tramonto, il sole fende con una sciabolata il muro michelangiolesco ed entra in basilica dal finestrone ovale: un grandioso simbolo del Paraclito – ora dipinto
su vetro – in risposta all’accorata preghiera: Veni Sancte Spiritus / et emitte caelitus / lucis tuae radium. E’ alla sera che la Chiesa avverte con più struggimento il desiderio che non venga meno la luce, che non si spenga la fede nel cuore dei cristiani, che Dio non l’abbandoni, che il sonno di Gesù non duri a lungo sulla barca scossa dalle onde. Viviamo giorni di prolungato crepuscolo e di burrasca. Quella finestra, tuttavia, ci assicura la pace, essa è occhio e via d’uscita: conforta il pensiero che da quell’occhio Dio guarda, illumina la Chiesa e la custodisce e che da quello squarcio la parte migliore dei suoi figli era esaltata alla santità1.

2. La luce, significata dall’oro, sgorga da quel finestrone e inonda la basilica, non prima, però, d’essere rimbalzata di nube in nube sulla Cattedra ruscellando, fino a qualche decennio fa, sulla mensa dell’altare di sotto. Oggi l’altare lì non c’è più e la luce sembra cadere dissolvendosi. Nondimeno il gruppo berniniano (1657-1666) offre la sua scenografica predica come ben indicò Benedetto XVI2! La turbinante sintesi delle maggiori arti: architettura – la Cattedra e la Gloria furono concepite in stretta connessione col baldacchino sulla Confessione e da vedersi attraverso di esso – scultura, pittura sono a servizio del messaggio di fede. «E’ del poeta il fin la meraviglia: parlo dell’eccellente e non del goffo»3 affermava il poeta: scopo del meraviglioso negli artisti cristiani era il convincimento di dover «Persuadère le persone alla pietà et ordinarle a Dio … ufficio [dell’artista] sarà usare li stessi mezzi [dell’oratore] nella sua opera, faticandosi per formarla di maniera che ella sia atta a dare diletto, ad insegnare e muovere l’affetto di chi la guarderà … [gli oratori] quello che insegnano lo scolpiscono nelle tavole della memoria sì saldamente che vi resta impresso per molti anni … [come] stendardi inarborati e bandiere spiegate … trombe perpetue … quello che l’uomo per via dell’udito, mediante la fede, nella mente sua ha concepito, ora [grazie agli artisti], con gli occhi mirandolo, viene mirabilmente a confermarlo e stabilirlo nel suo cuore»4.

3. Centro della composizione è il reliquiario della Cathedra Petri5. Bernini rinchiuse il seggio, che la tradizione dice di san Pietro, in una teca bronzea esaltandolo a mezz’aria sostenuto dalle poderose figure dei santi Ambrogio, Agostino, Giovanni Crisostomo e Atanasio, i Dottori della Chiesa d’Occidente
e Oriente, strenui difensori della fede, rappresentanti l’interezza della Tradizione. Bernini sottrasse alla vista uno dei simboli della potestà delle «somme chiavi» affidata da Gesù a Pietro e di ogni autorità pontificia (cfr. Lc 22, 32) che la pietà popolare aveva vestito di devozione e fascino, per restituirlo alla contemplazione, con una perfetta interpretazione iconografica dell’autorità pontificia, nel suo significato di emblema del magistero papale.

4. La Cattedra in alto evoca l’etimasia6, il trono apparecchiato e vuotoCattedra di san Pietro del Bernini, la Cattedra e i Dottori sormontato dalla croce, segno della presenza invisibile del Signore nei luoghi della liturgia. La particolare «etimasia di san Pietro», col seggio vuoto sul quale si libra la colomba dello Spirito Santo, richiama in un luogo speciale della liturgia papale, la presenza dell’Apostolo Pietro che continua come magistero docente nei suoi successori. Sant’Ignazio d’Antiochia insegna che «la Cattedra è simbolo di sovranità, trono di verità, seggio di Carità»7. La Chiesa delle origini, parlando della carità, sovente si riferiva all’eucaristia come supremo atto d’amore di Cristo sacrificato e consegnato nel sacramento: Sacramentum Caritatis8. Consideriamo, dunque, il seggio di carità petrino, la Cattedra, come l’aveva concepito Bernini, inscindibilmente unito all’altare del sacrificio, librantesi su di esso per onorarlo, custodirlo e difenderlo. La forma piramidale del monumento assimila il gruppo dei Padri e della Cattedra, a un baldacchino d’altare: i movimenti delle linee e l’ondeggiare delle vesti accresce l’effetto di festone. Il rimando è alla cuspide del baldacchino della Confessione: là le volute governate dagli angeli innalzano al cielo il globo con la croce, qui le volute rette dai Padri innalzano la Cattedra sovrastata dalla colomba. Sacramento e sacerdozio (l’altare) appaiono avvolti, protetti ed esaltati da dottrina e magistero (i Padri e la Cattedra), la sovrabbondanza della grazia sacramentale garantita, custodita e regolata dall’autorità pontificia, l’amore unito all’ordine e governato da esso. Il trono vuoto sull’altare attesta l’armonia dell’uno con l’altro, non la loro separazione, lo Spirito Santo manifesta così la sua azione di regere quod est devium! Come non citare qui le parole di Benedetto XVI: la Chiesa «può essere e rimanere Chiesa universale solo se la sua unità è più che organizzazione, se vive di Cristo … La Chiesa non è governata da decisioni prese a maggioranza, ma dalla Fede, che matura nell’incontro con Cristo nella celebrazione della Messa»9.

5. Bernini immortalò nel bronzo l’ufficio dei santi Dottori nel Corpo Mistico: con la dottrina sostegno al trono del servizio. La Cattedra della carità, dell’ordine, del diritto, è assistita dal Paraclito proprio perché poggia sulla fede dell’altare. E’ il legame della fede, l’ordine sacramentale, a proteggere e rendere libera la Chiesa salvaguardandola dalla tirannia di maggioranze e compiacenze. La presenza dei Dottori garantisce il legame con la Tradizione e la Sacra Scrittura impedendo il soverchio dell’opinione, dell’autoreferenzialità e del desiderio di res novae10. Il Magistero si fonda su veritas immutabile nello scorrere dei secoli, sulla fede perenne del Vangelo, dei Padri, dei grandi concili e sui sacramenti. E’ una grazia quella di poter considerare ancora insieme, con uno sforzo della vista, dell’intelligenza e del cuore ciò che è nato congiunto non solo nel marmo e nel bronzo, ma nella fede, nella teologia, nella simbologia e nella bellezza. Il colpo d’occhio che questa Messa ci assicura, preserva dalla tentazione dello scoramento e dell’abbandono, garantisce circa la fecondità della Tradizione nel suo crescere e progredire nel respiro dei millenni sotto il soffio vitale dello Spirito Santo. La solidità del marmo, la nobiltà del bronzo danno prova di resistenza alle incursioni del tempo e delle mode. La fede che bronzi e marmi mostrano, consente di navigare i marosi della contemporaneità e di resistere con il cuore integro e in pace, e con Pietro, alle forze maligne della decomposizione, della separazione e dell’annientamento. Laudetur Jesus Christus!

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1 M. A. Nocco, La fortuna critica della Cathedra Petri di Gian Lorenzo Bernini, in La basilica di San Pietro: fortuna e immagine, a cura di G. Morello, Gangemi, Roma 2012, pp. 315-347.
2 J. Ratzinger, Immagini di speranza. Le feste cristiane in compagnia del papa, Paoline, Milano 2005, pp. 39-47.
3 G. Marino, La Murtoleide, Fischiata XXXIII, in Opere, a cura di A. Asor Rosa, Rizzoli, Milano 1967, pp. 852 ss.
4 G. Paleotti, Discorso intorno alle immagini sacre e profane, in Trattati d’arte del Cinquecento fra Manierismo e Controriforma, a cura di P. Barocchi, Laterza, Bari 1961, pp. 206-222.
5 Si tratta di un trono in legno e avorio del IX secolo, che incorpora parti di legno di acacia risalenti al I secolo, appartenuto per tradizione al Principe degli Apostoli.
6 Si vedano i mosaici bizantini di Ravenna.
7 Ignazio d’Antiochia, Lettera ai Romani, Proemio, in I Padri Apostolici, a cura di A. Quacquarelli, Città Nuova, Roma 1978, p. 122.
8 Benedetto XVI, Sacramentum Caritatis, Esortazione Apostolica Post-Sinodale, 2007.
9 J. Ratzinger, op. cit., p. 44.
10 Il nesso res novae, passò dal significato originale generico e neutro di situazione nuova a quello di situazione di cambiamento negativo, rivolta, tumulto, complotto, rivolgimento, di rivoluzione. Nel nesso è interessante notare la connotazione dell’aggettivo novus e dei termini con la medesima radice novitas, novare, novator. Sul significato e uso del nesso si veda Sallustio, Cicerone, Livio, Tacito e i loro commentatori antichi e medievali.

 

Cfr. «Una Voce Notiziario», 87-88 ns, 2022-2023, pp. 14-16 link

 

Cattedra di san Pietro del Bernini, l'altare   Cattedra di san Pietro del Bernini, l'altare segato

 

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Una Voce Notiziario 87-88 ns (2022-2023)

Bollettino trimestrale UNA VOCE Associazione per la salvaguardia della liturgia latino-gregoriana Ottobre 2022-Marzo 2023 N. 87-88 Nuova Serie [217-218 dell’intera collezione].

INDICE

01. Æternam habeas requiem, p. 1
02. Joseph Ratzinger, Liturgia e musica sacra, pp. 2-12 link
03. AI LETTORI, p. 12
04. Lettera del prof. dott. Joseph Ratzinger al prof. dott. Wolfgang Waldstein, pp. 12-13
05. Comunicato della Foederatio Internationalis Una Voce, pp. 13-14
06. Marco Agostini, Messa votiva dei Santi Pietro e Paolo. Altare della Cattedra della Basilica di S. Pietro. Sabato 29 ottobre 2022, pp. 14-16 link
07. Pro vitanda mortalitate, p. 16
08. Una Voce Italia prega per la libertà della Messa tradizionale, pp. 16-17 link
09. CONOSCERE LA SACRA LITURGIA (n. 10)
10. Rubricae generales Missalis Romani (10), pp. 17-18
11.  NOTITIAE (n. 12)
12. Cani in chiesa, pp. 18-19 link
13. VITA DELL’ASSOCIAZIONE (nn. 14-18)
14. Una Voce Internazionale, p. 19
15. Una Voce Italia, pp. 19-20
16. Una Voce Lecce, p. 20
17. Una Voce Napoli, p. 20
18. Una Voce Udine, p. 20
19. IN MEMORIAM (nn. 20-23)
20. Marco Crisconio, p. 20
21. Nello Boer, p. 20
22. Michele Manganaro, p. 20
23. Bianca Montale, p. 20
24. CALENDARIO LITURGICO, pp. 21-24
25. SOMMARIO, p. 24.

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Il 10 gennaio 2024 alla chiesa della Ss.ma Trinità dei Pellegrini Messa in suffragio dei soci defunti di Una Voce Italia

Il 10 gennaio 2023 ore 18:30 alla Parrocchia a della Ss.ma Trinità dei Pellegrini in Roma sarà celebrata la annuale Messa in suffragio di tutti i soci defunti di Una Voce Italia.

In questo giorno ricorre il 47° anniversario della morte di Cristina Campo, fondatrice e ispiratrice dell’Associazione.

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6 gennaio 2024 Epifania


Et intrántes domum, invenérunt Púerum cum María Matre ejus,
et procidéntes adoravérunt eum.

 

6 Gennaio ottavo delle Idi

Sabato

Epifania del Signore

Doppio di prima classe con Ottava privilegiata di II ordine. Paramenti bianchi. Messa «Ecce advénit». Stazione a S. Pietro.

 

FESTA MOBILIA
in Epiphania Domini
post Evangelium Missae sollemnis
sic praenuntiantur

Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini Nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.

Die vigésima octáva Januárii erit Domínica in Septuagésima.

Décima quarta Februárii dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ.

Trigésima prima Mártii sanctum Pascha Dómini Nostri Jesu Christi cum gáudio celebrábitis.

Nona Maji erit Ascénsio Dómini Nostri Jesu Christi.

Undevigésima ejúsdem erit Festum Pentecóstes.

Trigésima ejúsdem Festum sacratíssimi Córporis Christi.

Prima Decémbris Domínica prima Advéntus Dómini Nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in saécula sæculórum. Amen.

 

Die  6 Januarii

IN   EPIPHANIA   DOMINI

Duplex I classis cum Octava privilegiata II Ordinis

Statio ad S. Petrum

                Introitus                                                                    Malach. 3, 1; I Par. 29, 12

ECce advénit dominátor Dóminus : et regnum in manu ejus et potéstas et impérium. Ps. 71, 1. Deus, judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis. V). Glória Patri. Ecce.

Oratio

DEus, qui hodiérna die Unigénitum tuum géntibus stella duce revelásti : concéde propítius; ut, qui jam te ex fide cognóvimus, usque ad contemplándam spéciem tuæ celsitúdinis perducámur. Per eúndem Dóminum.

Léctio Isaíæ Prophétæ
Is. 60, 1-6

SUrge : illumináre, Jerúsalem : quia venit lumen tuum, et glória Dómini super te orta est. Quia ecce, ténebræ opérient terram et caligo pópulos : super te autem oriétur Dóminus, et glória ejus in te vidébitur. Et ambulábunt gentes in lúmine tuo, et reges in splendóre ortus tui. Leva in circúitu óculos tuos, et vide : omnes isti congregáti sunt, venérunt tibi : fílii tui de longe vénient, et fíliæ tuæ de látere surgent. Tunc vidébis et áfflues, mirábitur et dilatábitur cor tuum, quando convérsa fúerit ad te multitúdo maris, fortitúdo géntium vénerit tibi. Inundátio camelórum opériet te dromedárii Mádian et Epha : omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes.

Graduale. Ibid., 6 et 1. Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes. V). Surge et illumináre, Jerúsalem : quia glória Dómini super te orta est.

Allelúja, allelúja. V). Matth. 2, 2. Vídimus stellam ejus in Oriénte, et vénimus cum munéribus adoráre Dóminum. Allelúja.

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum
Matthaéum             Matth. 2, 1-12

CUm natus esset Jesus in Béthlehem Juda in diébus Heródis regis, ecce, Magi ab Oriénte venerunt Jerosólymam, dicéntes : Ubi est, qui natus est rex Judæórum? Vídimus enim stellam ejus in Oriénte, et vénimus adoráre eum. Audiens autem Heródes rex, turbatus est, et omnis Jerosólyma cum illo. Et cóngregans omnes príncipes sacerdótum et scribas pópuli, sciscitabátur ab eis, ubi Christus nascerétur. At illi dixérunt ei : In Béthlehem Judae : sic enim scriptum est per Prophétam : Et tu, Béthlehem terra Juda, nequáquam mínima es in princípibus Juda; ex te enim éxiet dux, qui regat pópulum meum Israël. Tunc Heródes, clam vocátis Magis, diligénter dídicit ab eis tempus stellæ, quæ appáruit eis : et mittens illos in Béthlehem, dixit : Ite, et interrogáte diligénter de púero : et cum invenéritis, renuntiáte mihi, ut et ego véniens adórem eum. Qui cum audíssent regem, abiérunt. Et ecce, stella, quam víderant in Oriénte, antecedébat eos, usque dum véniens staret supra, ubi erat Puer. Vidéntes autem stellam, gavísi sunt gáudio magno valde. Et intrántes domum, invenérunt Púerum cum María Matre ejus, (hic genuflectitur) et procidéntes adoravérunt eum. Et, apértis thesáuris suis, obtulérunt ei múnera, aurum, thus et myrrham. Et respónso accépto in somnis, ne redírent ad Heródem, per áliam viam revérsi sunt in regiónem suam.

Credo.

Offertorium. Ps. 71, 10-11. Reges Tharsis, et ínsulæ múnera ófferent : reges Arabum et Saba dona addúcent : et adorábunt eum omnes reges terræ, omnes gentes sérvient ei.

Secreta

ECclésiæ tuæ, quaésumus, Dómine, dona propítius intuére : quibus non jam aurum, thus et myrrha profértur; sed quod eísdem munéribus declarátur, immolátur et súmitur, Jesus Christus, fílius tuus, Dóminus noster : Qui tecum.

Præfatio et Communicántes propria : quæ dicuntur per totam Octavam, juxta Rubricas.

PEr ómnia saécula sæculórum.
R). Amen.
V). Dóminus vobíscum.
R). Et cum spíritu tuo.
V). Sursum corda.
R). Habémus ad Dóminum.
V). Grátias agámus Dómino Deo nostro.
R). Dignum et justum est.

VEre dignum et justum est, æquum et salutáre, nos tibi semper, et ubíque grátias ágere : Dómine sancte, Pa­ter omnípotens, ætérne Deus. Quia, cum Unigénitus tuus in substántia nostræ mortalitátis appáruit, nova nos immortalitátis suæ luce reparávit. Et ídeo, cum Ange­lis et Archángelis, cum Thronis et Dominatióni­bus, cumque omni milítia cæléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes :

Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra glória tua. Hosánna in excélsis.

Benedíctus qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.

Communio. Matth. 2, 2. Vídimus stellam ejus in Oriénte, et vénimus cum munéribus adoráre Dóminum.

Postcommunio

PRæsta, quaésumus, omnípotens Deus : ut, quæ sollémni celebrámus officio, purificátæ mentis intelligéntia consequámur.

Infra Octavam Missa dicitur ut in Festo, additis Orationibus pro diversitate Temporum assignatis, ut supra.

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25 dicembre 2023 S. Natale


Læténtur cæli et exsúltet terra ante fáciem Dómini : quóniam venit.

 

25 Dicembre ottavo delle Calende di Gennaio

Lunedì

Natività di Nostro Signore Gesù Cristo

Doppio di prima classe con Ottava privilegiata di III ordine. Paramenti bianchi.
Prima Messa della Notte «Dóminus dixit». Staz. a S. Maria maggiore al Presepe.
Seconda Messa dell’Aurora «Lux fulgébit». Stazione a S. Anastasia.
Terza Messa del Giorno «Puer natus». Stazione a S. Maria maggiore.

 

Die  25  Decembris

IN   NATIVITATE   DOMINI

Duplex I classis cum Octava privilegiata III Ordinins

_______________

AD  PRIMAM  MISSAM

IN  NOCTE

Statio ad S. Mariam majorem ad Præsepe

Introitus                                                                                      Ps. 2, 7

DÓminus dixit ad me : Fílius meus es tu, ego hódie génui te. Ps. ibid., 1. Quare fremuérunt gentes : et pópuli meditáti sunt inánia? V). Glória Patri. Dóminus.

Oratio

DEus, qui hanc sacratíssimam noctem veri lúminis fecísti illustratióne claréscere : da, quaésumus; ut, cujus lucis mystéria in terra cognóvimus, ejus quoque gáudiis in cælo perfruámur : Qui tecum.

Léctio Epístolæ beati Pauli Apóstoli
ad Titum              Tit. 2, 11-15

CAríssime : Appáruit grátia Dei Salvatóris nostri ómnibus homínibus, erúdiens nos, ut, abnegántes impietátem et sæculária desidéria, sóbrie et juste et pie vivámus in hoc saéculo, exspectántes beátam spem et advéntum glóriæ magni Dei et Salvatóris nostri Jesu Christi : qui dedit semetípsum pro nobis : ut nos redímeret ab omni iniquitáte, et mundáret sibi pópulum acceptábilem, sectatórem bonórum óperum. Hæc lóquere et exhortáre : in Christo Jesu, Dómino nostro.

Graduale. Ps. 109, 3 et 1. Tecum princípium in die virtútis tuæ : in splendóribus Sanctórum, ex útero ante lucíferum génui te. V). Dixit Dóminus Dómino meo : Sede a dextris meis: donec ponam inimícos tuos, scabéllum pedum tuórum.

Allelúja, allelúja. V). Ps. 2, 7. Dóminus dixit ad me: Fílius meus es tu, ego hódie génui te. Allelúja.

+ Sequéntia sancti Evangélii secundum
Lucam                           Luc. 2, 1-14

IN illo témpore : Exiit edíctum a Caésare Augústo, ut describerétur univérsus orbis. Hæc descríptio prima facta est a praéside Sýriæ Cyríno : et ibant omnes ut profiteréntur sínguli in suam civitátem. Ascéndit autem et Joseph a Galilaéa de civitáte Názareth, in Judaéam in civitátem David, quæ vocatur Béthlehem : eo quod esset de domo et fámilia David, ut profiterétur cum María desponsáta sibi uxóre prægnánte. Factum est autem, cum essent ibi, impléti sunt dies, ut páreret. Et péperit fílium suum primogénitum, et pannis eum invólvit, et reclinávit eum in præsépio : quia non erat eis locus in diversório. Et pastóres erant in regióne eádem vigilántes, et custodiéntes vigílias noctis super gregem suum. Et ecce, Angelus Dómini stetit juxta illos, et cláritas Dei circumfúlsit illos, et timuérunt timóre magno. Et dixit illis Angelus : Nolíte timére : ecce enim, evangelízo vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo : quia natus est vobis hódie Salvátor, qui est Christus Dóminus, in civitáte David. Et hoc vobis signum : Inveniétis infántem pannis involútum, et pósitum in præsépio. Et súbito facta est cum Angelo multitúdo milítiæ cæléstis, laudántium Deum et dicéntium : Glória in altíssimis Deo, et in terra pax hóminibus bonæ voluntátis.

Credo.

Offertorium. Ps. 95, 11 et 13. Læténtur cæli et exsúltet terra ante fáciem Dómini : quóniam venit.

Secreta

ACcépta tibi sit, Dómine, quaésumus, hodiérnæ festivitátis oblátio : ut, tua gratia largiénte, per hæc sacrosáncta commércia, in illíus inveniámur forma, in quo tecum est nostra substántia : Qui tecum.

Præfatio de Nativitate : quæ dicitur per Octavam in omnibus Missis, etiam in iis quæ secus Præfationem propriam haberent, dummodo in his et de Octava vel de Dominica infra Octavam fiat Commemoratio, et ipsa Missa aut Commemoratio prius habita aliam de divinis Mysteriis vel Personis non exigant Præfationem. Item dicitur, juxta Rubricas, usque ad Vigiliam Epiphaniæ inclusive.

PEr ómnia saécula sæculórum.
R). Amen.
V). Dóminus vobíscum.
R). Et cum spíritu tuo.
V). Sursum corda.
R). Habémus ad Dóminum.
V). Grátias agámus Dómino Deo nostro.
R). Dignum et justum est.

VEre dignum et justum est, æquum et salutáre, nos tibi semper, et ubíque gratias ágere : Dómine sancte, Pa­ter omnípotens, ætérne Deus : Quia per incarnáti Verbi mystérium, nova mentis nostræ óculis lux tuæ cla­ritátis infúlsit ut, dum visibíliter Deum cognósci­mus, per hunc in invisibílium amórem rapiámur. Et ídeo cum Angelis et Archángelis, cum Thronis et Do­mina­tiónibus, cumque omni milítia cæléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes :

Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra glória tua. Hosánna in excélsis.

Benedíctus qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.

Infra actionem : Communicántes, et noctem sacratíssirnam celebrántes. Et dicitur cotidie usque ad Octavam Nativitatis inclusive : sed in hac Missa tantum dicitur noctem, deinceps vero diem sacratíssimum.

In prima et secunda Missa, si Sacerdos aliam Missam sit celebraturus, sumpto divino Sanguine, non purificat neque abstergit Calicem, sed eum ponit super Corporale, et Palla tegit; dein, junctis manibus, dicit in medio Altaris : Quod ore súmpsimus, etc., et subinde in vase cum aqua parato digitos abluit, dicens : Corpus tuum, Dómine, etc., et abstergit. Hisce peractis, Calicem super Corporale adhuc manentem, deducta Palla, iterum disponit et cooperit, uti mos est, scilicet primum Purificatorio linteo, deinde Patena cum Hóstia consecranda et Palla, ac demum Velo.

Communio. Ps. 109, 3. In splendóribus sanctórum, ex útero ante lucíferum génui te.

Postcommunio

DA nobis, quaésumus, Dómine, Deus noster : ut, qui Nativitátem Dómini nostri Jesu Christi mystériis nos frequentáre gaudémus; dignis conversatiónibus ad ejus mereámur perveníre consórtium : Qui tecum.

Debet Sacerdos etiam ante sequentes Missas Confessionem dicere et in fine cujuslibet populo benedicere. In fine autem hujus Missæ et sequentis legit, more solito, Evangelium S. Joannis In princípio.

AD  SECUNDAM  MISSAM

IN  AURORA

Statio ad S. Anasiasiam

Introitus                                                                          Is. 9, 2 et 6

LUx fulgébit hódie super nos : quia natus est nobis Dóminus : et vocábitur Admirábilis, Deus, Princeps pacis, Pater futúri saéculi : cujus regni non erit finis. Ps. 92, 1. Dominus regnávit, decorem indutus est : indutus est Dominus fortitudinem, et præcínxit se. V). Glória Patri. Lux.

Oratio

DA nobis, quaésumus, omnípotens Deus : ut, qui nova incarnáti Verbi tui luce perfúndimur; hoc in nostro respléndeat ópere, quod per fidem fulget in mente. Per eúndem Dóminum.

Et fit Commemoratio S. Anastasiæ Mart. :

Oratio

DA, quaésumus, omnípotens Deus : ut, qui beátæ Anastásiæ Mártyris tuæ sollémnia cólimus; ejus apud te patrocínia sentiámus. Per Dóminum.

Lectio Epístolæ beati Pauli Apostoli
ad Titum                 Tit. 3, 4-7

CAríssime : Appáruit benígnitas et humánitas Salvatóris nostri Dei : non ex opéribus justítiæ, quæ fécimus nos, sed secúndum suam misericórdiam salvos nos fecit per lavácrum regeneratiónis et renovatiónis Spíritus Sancti, quem effúdit in nos abúnde per Jesum Christum, Salvatorem nostrum : ut, justificáti grátia ipsíus, herédes simus secúndum spem vitæ ætérnæ : in Christo Jesu, Dómino nostro.

Graduale. Ps. 117, 26, 27 et 23. Benedíctus, qui venit in nómine Dómini : Deus Dóminus, et illúxit nobis. V). A Dómino factum est istud : et est mirábile in óculis nostris.

Allelúja, allelúja. V). Ps. 92, 1. Dóminus regnávit, decórem índuit : índuit Dóminus fortitúdinem, et præcínxit se virtúte. Allelúja.

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum
Lucam                 Luc. 2, 15-20

In illo témpore : Pastóres loquebántur ad ínvicem : Transeámus usque Béthlehem, et videámus hoc verbum, quod factum est, quod Dóminus osténdit nobis. Et venérunt festinántes : et invenérunt Maríam et Joseph. et Infántem pósitum in præsépio. Vidéntes autem cognovérunt de verbo, quod dictum erat illis de Púero hoc. Et omnes, qui audiérunt, miráti sunt : et de his, quæ dicta erant a pastóribus ad ipsos. María autem conservábat ómnia verba hæc, cónferens in corde suo. Et revérsi sunt pastóres, glorificántes et laudántes Deum in ómnibus, quæ audíerant et víderant, sicut dictum est ad illos.

Credo.

Offertorium. Ps. 92, 1-2. Deus firmávit orbem terræ, qui non commovébitur : paráta sedes tua, Deus, ex tunc, a saéculo tu es.

In secunda et tertia Missa Sacerdos, si primam Missam celebraverit, ad Offertorium deveniens, ablato Velo de Calice, hunc parumper versus cornu Epístolæ collocat, sed non extra Corporale; factaque Hostiae oblatione, non abstergit Calicem Purificatorio, sed eum intra Corporale relinquens leviter elevat, vinumque et aquam eidem caute infundit, ipsumque Calicem, nullatenus ab intus abstersum, more solito offert.

Secreta

MÚnera nostra, quaésumus, Dómine, Nativitátis hodiérnæ mystériis apta provéniant, et pacem nobis semper infúndant : ut, sicut homo génitus idem refúlsit et Deus, sic nobis hæc terréna substántia cónferat, quod divínum est. Per eúndem Dóminum.

Pro S. Anastasia                                                                          Secreta

ACcipe, quaésumus, Dómine, múnera dignánter obláta : et, beátæ Anastásiæ Mártyris tuæ suffragántibus méritis, ad nostræ salútis auxílium proveníre concéde. Per Dóminum.

Præfatio et Communicántes, ut supra in prima Missa.

Communio. Zach. 9, 9. Exsúlta, fília Sion, lauda, fília Jerúsalem : ecce, Rex tuus venit sanctus et Salvátor mundi.

Postcommunio

HUjus nos, Dómine, sacraménti semper nóvitas natális instáuret : cujus Natívitas singuláris humánam réppulit vetustátem. Per eúndem Dóminum.

Pro S. Anastasia                                                     Postcommunio

SAtiásti, Dómine, famíliam tuam munéribus sacris : ejus, quaésumus, semper interventióne nos réfove, cujus sollémnia celebrámus. Per Dóminum.

 

AD  TERTIAM  MISSAM

IN  DIE  NATIVITATIS  DOMINI

Statio ad S. Mariam majorem

Introitus                                                                                     Is. 9, 6

PUer natus est nobis, et fílius datus est nobis : cujus impérium super húmerum ejus : et vocábitur nomen ejus magni consílii Angelus. Ps. 97, 1. Cantáte Dómino cánticum novum : quia mirabília fecit. V). Glória Patri. Puer.

Oratio

COncéde, quaésumus, omnípotens Deus : ut nos Unigéniti tui nova per carnem Natívitas líberet; quos sub peccáti jugo vetústa sérvitus tenet. Per eúndem Dóminum.

Lectio Epístolæ beáti Páuli Apóstoli
ad Hebraéos         Hebr. 1, 1-12

MUltifáriam, multísque modis olim Deus loquens pátribus in Prophétis : novíssime diébus istis locútus est nobis in Fílio, quem constítuit herédem universórum, per quem fecit et saécula : qui cum sit splendor glóriæ, et figúra substántiæ ejus, portánsque ómnia verbo virtútis suæ, purgatiónem peccatórum fáciens, sedet ad déxteram majestátis in excélsis : tanto mélior Angelis efféctus, quanto diferéntius præ illis nomen hereditávit. Cui enim dixit aliquándo Angelórum : Fílius meus es tu, ego hódie génui te? Et rursum : Ego ero illi in patrem, et ipse erit mihi in fílium? Et cum íterum introdúcit Primogénitum in orbem terræ, dicit : Et adórent eum omnes Angeli Dei. Et ad Angelos quidem dicit : Qui facit Angelos suos spíritus, et minístros suos flammam ignis. Ad Fílium autem : Thronus tuus, Deus, in saéculum saéculi : virga æquitátis, virga regni tui. Dilexísti justítiam et odísti iniquitátem : proptérea unxit te Deus, Deus tuus, óleo exsultatiónis præ particípibus tuis. Et : Tu in princípio, Dómine, terram fundásti : et ópera mánuum tuárum sunt cæli. Ipsi períbunt, tu autem permanébis; et omnes ut vestiméntum veteráscent : et velut amíctum mutábis eos, et mutabúntur : tu autem idem ipse es, et anni tui non defícient.

Graduale. Ps. 97, 3 et 2. Vidérunt omnes fines terræ salutáre Dei nostri : jubiláte Deo, omnis terra. V). Notum fecit Dóminus salutáre suum : ante conspéctum géntium revelávit justítiam suam.

Allelúja, allelúja. V). Dies sanctificátus illúxit nobis : veníte, gentes, et adoráte Dóminum : quia hódie descéndit lux magna super terram. Allelúja.

+ Inítium sancti Evangélii secúndum
Joánnem           Joann. 1, 1-14

In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in princípio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt : et sine ipso factum est nihil, quod factum est : in ipso vita erat, et vita erat lux hóminum : et lux in ténebris lucet, et ténebræ eam non comprehendérunt. Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Joánnes. Hic venit in testimónium, ut testimónium perhibéret de lúmine, ut omnes créderent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimónium perhibéret de lúmine. Erat lux vera, quæ illúminat omnem hóminem veniéntem in hunc mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognóvit. In própria venit, et sui eum non recepérunt. Quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri, his, qui credunt in nómine ejus : qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. (Hic genuflectitur.) Et Verbum caro factum est, et habitávit in nobis : et vídimus glóriam ejus, glóriam quasi Unigéniti a Patre, plenum grátiæ et veritátis.

Credo.

Offertorium. Ps. 88, 12 et 15. Tui sunt cæli et tua est terra : orbem terrárum et plenitúdinem ejus tu fundásti : justítia et judícium præparátio sedis tuæ.

Secreta

OBláta, Dómine, múnera, nova Unigéniti tui Nativitáte sanctífica : nosque a peccatórum nostrórum máculis emúnda. Per eúndem Dóminum.

Præfatio et Communicántes de Nativitate.

Communio. Ps. 97, 3. Vidérunt omnes fines terræ salutáre Dei nostri.

Postcommunio

PRæsta, quaésumus, omnípotens Deus : ut natus hódie Salvátor mundi, sicut divínæ nobis generatiónis est auctor; ita et immortalitátis sit ipse largítor : Qui tecum.

In fine hujus Missæ legitur Evangelium Epiphaniæ quod sequitur :

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum
Matthaéum             Matth. 2, 1-12

CUm natus esset Jesus in Béthlehem Juda in diébus Heródis regis, ecce, Magi ab Oriénte venerunt Jerosólymam, dicéntes : Ubi est, qui natus est rex Judæórum? Vídimus enim stellam ejus in Oriénte, et vénimus adoráre eum. Audiens autem Heródes rex, turbatus est, et omnis Jerosólyma cum illo. Et cóngregans omnes príncipes sacerdótum et scribas pópuli, sciscitabátur ab eis, ubi Christus nascerétur. At illi dixérunt ei : In Béthlehem Judae : sic enim scriptum est per Prophétam : Et tu, Béthlehem terra Juda, nequáquam mínima es in princípibus Juda; ex te enim éxiet dux, qui regat pópulum meum Israël. Tunc Heródes, clam vocátis Magis, diligénter dídicit ab eis tempus stellæ, quæ appáruit eis : et mittens illos in Béthlehem, dixit : Ite, et interrogáte diligénter de púero : et cum invenéritis, renuntiáte mihi, ut et ego véniens adórem eum. Qui cum audíssent regem, abiérunt. Et ecce, stella, quam víderant in Oriénte, antecedébat eos, usque dum véniens staret supra, ubi erat Puer. Vidéntes autem stellam, gavísi sunt gáudio magno valde. Et intrántes domum, invenérunt Púerum cum María Matre ejus, (hic genuflectitur) et procidéntes adoravérunt eum. Et, apértis thesáuris suis, obtulérunt ei múnera, aurum, thus et myrrham. Et respónso accépto in somnis, ne redírent ad Heródem, per áliam viam revérsi sunt in regiónem suam.

Si qua, infra Octavam Nativitatis, ac deinceps a die 2 usque ad diem 4 Januarii inclusive, dicenda sit Missa votiva sollemnis de Christo Domino, quæ versetur circa identicum Octavæ Mysterium aut circa Mysterium, pro quo Missa votiva nullatenus concessa reperiatur, sumitur Missa Puer natus est nobis, quæ habetur die 30 Decembris.

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Vicenza, da domenica 17 dicembre 2023 Messa tridentina alla chiesa di S. Rocco

A partire dal 17 dicembre 2023, Domenica Gaudete, ogni domenica e festa di precetto alle ore 17 presso la chiesa di S. Rocco in Vicenza (Contrà Mure S. Rocco 28) sarà celebrata la Messa tridentina a cura della Fraternità Sacerdotale San Pietro, per mandato del vescovo S.E. Giuliano Brugnotto.

La Messa ritorna nella magnifica chiesa attribuita a Lorenzo da Bologna, dove già era stata stabilita dall’arcivescovo-vescovo Cesare Nosiglia, e poi sospesa il 12 dicembre 2010.

La celebrazione sarà l’opportunità per tanti cristiani vicentini di scoprire la bellezza della liturgia tradizionale della Chiesa cattolica, dove ancora si incontra il sacro, dove regnano il decoro e il contegno, dove è ancora pulsante la fede autentica, testimoniata dalla presenza assidua di tante giovani famiglie con bambini piccoli.

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