Léon Gromier, Messe pontificale au faldistoire

Livre 2
Chapitre 8 bis

Tandis que le Cæremoniale Sanctae Romanae Ecclesiae (S.R.E.) a deux chapitres détaillés sur la messe pontificale au faldistoire, le Caeremoniale Episcoporum (C. E.), ne lui en donnant point, se contente de quelques indications éparses à son égard. Pourtant la messe au faldistoire ne manque pas d’importance, soit parce qu’elle s’impose à tout évêque qui n’a pas le trône, ou qui en perd momentanément l’usage, soit parce qu’elle est organisée pour se célébrer devant un supérieur y faisant assistance pontificale, ou seulement passive. Son organisation, originaire de la chapelle papale, doit satisfaire ces deux exigences, dont la première peut aller sans la seconde, mais la seconde ne va pas sans la première. Ne l’ont pas compris quelques jeunes débutants romains, à la fin du siècle dernier, quand ils imaginèrent de transporter dans la messe au faldistoire toutes les particularités de la messe au trône qu’il crurent possibles. Ils se payèrent d’arbitraire et d’illogisme. On le verra au cours de ce chapitre spécial, nécessaire pour réunir les notions sur la messe au faldistoire.

L’évêque a toujours le droit de lire la préparation et l’action de grâces, de se chausser et déchausser, de s’habiller et déshabiller à l’autel, pourvu que ne soit pas présent un prélat supérieur, ou un chapitre, ou un nombreux clergé qui ne sent pas l’opportunité de telle sujétion à l’égard d’un évêque étranger. Dans ces trois cas, les actions susdites se font à la sacristie. A part les trois obstacles marqués, il peut y avoir un moyen terme: préparation et chaussement à la sacristie, puis habillement à l’autel; vice versa ensuite. Si habillement et déshabillement se font à l’autel, le diacre et le sous-diacre s’y rendent les premiers, et y attendent l’évêque, reçu et accompagné comme un évêque étranger; à la fin l’évêque part le premier, puis les ministres quand il est parti.

Si le célébrant est un évêque coadjuteur ou auxiliaire, et si l’évêque, non présent, lui a permis l’usage de la chape sans caudataire, il peut alors chanter tierce au faldistoire, s’habiller en pluvial pour la fin de cette heure, puis en chasuble pour la messe, à l’instar de l’évêque au trône, comme fait le cardinal archiprêtre dans les basiliques romaines.

En plus du diacre et du sous-diacre, le célébrant a un prêtre assistant pour la messe seulement, à l’exclusion de toute fonction qui peut la précéder ou la suivre. Ce prêtre assistant prend le pluvial quand l’évêque prend la chasuble; chacun quitte l’un et l’autre en même temps. Le diacre et le sous-diacre ne se joignent au célébrant qu’au moment de l’habiller; ils le quittent après l’avoir désbabillé; car des ministres parés ne servent jamais un évêque non paré, si ce n’est pour le parer.

C’est toujours le diacre qui met et ôte la mitre, toujours le sous-diacre qui met et ôte le grémial; quand ils en sont empêchés le cérémoniaire les remplace. Le diacre et le sous-diacre sont alignés devant ou derrière l’évêque quand il chante Dominus vobiscum ou Pax vobis. Oremus et la collecte, quand il entonne le Gloria et le Credo. Ils sont à ses côtés quand il dit l’introït, le Kyrie, le Gloria, le Credo et l’offertoire. Pour s’asseoir, les trois ministres vont au banc du prêtre célébrant; ils s’y placent, le prêtre assistant le plus proche de l’évêque, le diacre à la suite, le sous-diacre à l’autre bout.

Le faldistoire est placé, l’évêque s’y asseoit et s’y tourne de la manière expliquée livre 1, chapitre 19, numéros 4 et 5. L’évêque est assis ou debout comme il le serait au trône. Il est tourné vers l’autel quand le serait un prêtre célébrant. Les règles concernant l’évêque, le livre, le bougeoir (s’il ne sert pas à un supérieur qui assiste au trône), la mitre et, éventuellement, la crosse, sont celles données chapitre 8. Néanmoins, le livre n’est tenu que par le portelivre, sauf une seule exception. De plus, on ne met pas sur l’autel les mitres du célébrant; car cette distinction est réservée aux mitres d’un prélat supérieur faisant assistance pontificale en pluvial.

Les médiocres théoriciens déjà signalés se dévoient facilement et de bonne heure. Leur opuscule sur la messe au faldistoire dément un travail sorti jadis d’une ambiance dont ils proviennent. Eux qui se piquent de suivre à la lettre le C. E. voudraient lui imputer des choses inouïes. Ils commencent par faire couvrir de sa barette un évêque en mantelet qui va s’habiller à l’autel, et qui s’en retourne apres déshabillement. Il ne faut pas beaucoup de raisonnement, on l’a vu en son lieu, pour comprendre que, malgré l’obscurité du C. E., l’évêque diocésain marche dans l’église couvert de sa barette. Certains rubricistes pourtant contestent ce principe. Alors comment peut-on l’appliquer à un évêque étranger, en dépit d’une règle commune à tout le clergé?

A un évêque faisant le même trajet, dans les mêmes conditions, ils font détacher et porter la queue de la soutane. Or la queue de la soutane ne se détache qu’à un évêque paré, et encore pas toujours; ensuite, quand elle est détachée, elle n’est pas portée devant un prélat supérieur qui fait assistance pontificale. Comme le C. E. ne parle pas de cela, nos théoriciens l’ont donc pris dans leur imagination.

Si l’on va processionnellement de la sacristie au chœur et vice versa, le sous-diacre marche seul devant le célébrant, qui marche entre le prêtre assistant à droite et le diacre à gauche. Le Cæremoniale S.R.E., qui ne suppose pas de procession, ne fait pas porter l’évangéliaire avec le manipule du célébrant par le sous-diacre. P. Grassi, au contraire, les lui fait porter; bien plus, il fait bénir et porter l’encens; mais il montre un souci exagéré d’imiter la procession de la messe au trône, qui pour lui n’existe pas.

A la messe au trône, le prêtre assistant, après être monté du côté de l’évangile pour aider le sous-diacre à faire baiser le livre, n’a qu’à descendre du même côté si le trône s’y trouve, ou bien au mileu si le trône est au fond de l’abside. A la messe au faldistoire, par contre, il doit descendre au coin de l’épître; alors y a-t-il besoin de lui imposer cette allée et venue pour si peu de chose? Nos théoriciens n’hésitent pas à dire oui; mais le Cæremoniale S.R.E. et la tradition romaine disent non.                                                                                   

(I segue)

Cfr. L. GROMIER, Commentaire du Caeremoniale episcoporum, Paris, La Colombe, 1959, pp. 314-316.

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Venezia 21 gennaio 2020. Seminario di arte organaria “La lezione di Pietro Nacchini”

La lezione di Pietro Nacchini, Venezia 21 gennaio 2020

Nell’ambito delle celebrazioni dei 250 anni della morte di Pietro Nacchini, il 21 gennaio 2020 si svolgerà a Venezia, presso la Sala dei Concerti del Conservatorio Benedetto Marcello (Campo Pisani, San Marco 2810), il seminario di arte organaria “La lezione di Pietro Nacchini”.

Con inizio alle 10:30 fino alle 17 vi saranno gli interventi di Lorenzo Marzona, Introduzione all’organaria nacchiniana; Francesco Zanin, Gli organi di Pietro Nacchini: materiali, tecniche, conservazione; Massimo Bisson, Gli organi della Sala dei Concerti del Conservatorio di Venezia: una sintesi tra antico e moderno; Francesco Zanin, Accordatura e intonazione degli organi: problemi pratici e tecniche.

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Una Voce Notiziario 72-74 ns

Una Voce Notiziario 72-74 ns (2019)

Bollettino trimestrale UNA VOCE Associazione per la salvaguardia della liturgia latino-gregoriana Gennaio – Settembre 2019 N. 72-74 Nuova Serie [202-204 dell’intera collezione].

INDICE

1. Comunicato della Federazione Internazionale Una Voce sul divieto della Messa romana tradizionale da parte dell’Ordine di Malta, pp. 1-2
2. Jon Tveit, La prosa poetica del Canone romano, pp. 2-7
3. UNA VOCE ITALIA 50 ANNI – TESTIMONIANZE (n. 4)
4. Lettera di UNA VOCE alla Conferenza Episcopale Italiana del 1° novembre 1966, pp. 8-10
5. CONOSCERE LA SACRA LITURGIA (n. 6)
6. Rubricae generales Missalis Romani (4), pp. 10-11
7. VITA DELL’ASSOCIAZIONE, pp. 11-12

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Una Voce Notiziario 71 ns

Una Voce Notiziario 71 ns

Una Voce Notiziario 71 ns (2018)

Bollettino trimestrale UNA VOCE Associazione per la salvaguardia della liturgia latino-gregoriana Ottobre – Dicembre 2018 N. 71 Nuova Serie [201 dell’intera collezione].

INDICE

1. Riccardo Turrini Vita, Considerazioni sempre vive, pp. 1-2
2. Neri Capponi, Alcune considerazioni giuridiche in materia di riforma liturgica, pp. 3-19
3. UNA VOCE ITALIA 50 ANNI – TESTIMONIANZE (n. 4)
4. Lettera del presidente di Una Voce Italia Filippo Caffarelli del 24 novembre 1969, p. 20
5. CONOSCERE LA SACRA LITURGIA (n. 6)
6. Rubricae generales Missalis Romani (3), pp. 21-22
7. NOTITIAE, p. 22
8. VITA DELL’ASSOCIAZIONE, pp. 22-23

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Messa della notte di Natale alla chiesa dei SS. Celso e Giuliano

Chiesa dei SS. Celso e Giuliano, Roma

La Messa della notte di Natale del 2019 è stata cantata in forma solenne in rito tridentino da mons. Patrick Incorvaja della Congregazione per la Dottrina della Fede alla chiesa dei SS. Celso e Giuliano in Roma per l’Istituto di Cristo Re Sommo Sacerdote.

A partire da tale data l’Istituto officia la chiesa, celebrandovi la Messa ogni domenica e festa di precetto alle ore 10.

Messa di mezzanotte 2019 alla chiesa dei SS. Celso e Giuliano 1

Messa di mezzanotte 2019 alla chiesa dei SS. Celso e Giuliano 2

Messa di mezzanotte 2019 alla chiesa dei SS. Celso e Giuliano

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S. Natale 2019

Sacra Culla

25 Decembris octavo Kalendas Januarias

Color albus. Fera Quarta. NATIVITAS DOMINI NOSTRI JESU CHRISTI, duplex primae classis cum Octava privilegiata tertii ordinis.

MISSAE tres hodie celebrari possunt ut in proprio, Gloria, Credo, Praefatio et Communicantes propria per totam Octavam.
In prima Missa tantum ad Communicantes dicitur Noctem sacratissimam.
In secunda Missa (etiam sollemni) secunda oratio S. Anastasiae Martyris.
In fine tertiae Missae legitur Evangelium Epiphaniae.

Meménto, rerum Cónditor
Nostri quod olim córporis,
Sacráta ab alvo Vírginis
Nascéndo, formam súmpseris.

                          Orémus

Concéde, quaésumus, omnípotens Deus :
ut nos Unigéniti tui nova per carnem
Natívitas líberet; quos sub peccáti jugo
vetústa sérvitus tenet. Per eúndem Dóminum.

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Immacolata 2019

Immacolata Concezione della B. V. Maria

8 Decembris sexto Idus

Color albus. Dominica Secunda Adventus. CONCEPTIO IMMACULATA BEATAE MARIAE VIRGINIS, duplex primae classis cum Octava communi.

MISSA propria, Gloria, secunda oratio Dominicae, Credo, Praefatio B. Mariae Virginis (In Conceptione Immaculata) per totam Octavam nisi aliter notetur, Ite, Missa est, Evangelium Dominicae in fine.

 

 

DIE  8  DECEMBRIS

IN  CONCEPTIONE  IMMACULATA

BEATÆ  MARIÆ  VIRGINIS

 Duplex I classis cum Octava communi

Introitus                                                                                                    Is. 61, 10

GAudens gaudébo in Dómino, et exsultábit ánima mea in Deo meo : quia índuit me vestiméntis salútis : et induménto justítiæ circúmdedit me, quasi sponsam ornátam monílibus suis. Ps. 29, 2. Exaltábo te, Dómine, quóniam suscepísti me : nec delectásti inimícos meos super me. V). Glória Patri. Gaudens.

Oratio

DEus, qui per immaculátam Vírginis Conceptiónem dignum Fílio tuo habitáculum præparásti : quaésumus; ut, qui ex morte ejúsdem Filii tui prævísa eam ab omni labe præservásti, nos quoque mundos ejus intercessióne ad te perveníre concédas. Per eúndem Dóminum.

Et fit Commemoratio Dominicæ :

Oratio

EXcita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias : ut, per ejus advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur : Qui tecum.

Léctio libri Sapiéntiæ
Prov. 8, 22-35

DÓminus possedit me in inítio viárum suárum, ántequam quidquam fáceret a princípio. Ab ætérno ordináta sum, et ex antíquis, ántequam terra fíeret. Nondum erant abýssi, et ego jam concépta eram : necdum fontes aquárum erúperant : necdum montes gravi mole constíterant : ante colles ego parturiébar : adhuc terram non fécerat et flúmina et cárdines orbis terræ. Quando præparábat cælos, áderam : quando certa lege et gyro vallábat abýssos : quando aéthera firmábat sursum et librábat fontes aquárum : quando circúmdabat mari términum suum et legem ponébat aquis, ne transírent fines suos : quando appendébat fundaménta terræ. Cum eo eram cuncta compónens : et delectábar per síngulos dies, ludens coram eo omni témpore : ludens in orbe terrárum : et delíciæ meæ esse cum filiis hóminum. Nunc ergo, filii, audíte me : Beáti, qui custódiunt vias meas. Audíte disciplínam, et estóte sapiéntes, et nolíte abjícere eam. Beátus homo, qui audit me et qui vígilat ad fores meas cotídie, et obsérvat ad postes óstii mei. Qui me invénerit, invéniet vitam et háuriet salútem a Dómino.

Graduale. Judith 13, 23. Benedícta es tu. Virgo María, a Dómino, Deo excélso, præ ómnibus muliéribus super terram, V). Ibid. 15, 10. Tu glória Jerúsalem, tu lætítia Israël, tu honorificéntia pópuli nostri.

Allelúja, allelúja. V). Cant. 4, 7. Tota pulchra es, María : et mácula originális non est in te. Allelúja.

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum
Lucam                     Luc. 1, 26-28

IN illo témpore : Missus est Angelus Gábriël a Deo in civitátem Galilaéæ, cui nomen Názareth, ad Vírginem desponsátam viro, cui nomen erat Joseph, de domo David, et nomen Vírginis María. Et ingréssus Angelus ad eam, dixit : Ave, grátia plena; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus.

Credo, per totam Octavam.

Offertorium. Luc. 1, 28. Ave, María, grátia plena; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus, allelúja.

Secreta

SAlutárem hóstiam, quam in sollemnitáte immaculátæ Conceptiónis beátæ Vírginis Maríæ tibi, Dómine, offérimus, súscipe et præsta : ut, sicut illam tua grátia præveniénte ab omni labe immúnem profitémur; ita ejus intercessióne a culpis ómnibus liberémur. Per Dóminum.

Et fit Commemoratio Dominicæ :

Secreta

PLacáre, quaésumus, Dómine, humilitátis nostræ précibus et hóstiis : et ubi nulla súppetunt suffrágia meritórun, tuis nobis succúrre præsídiis. Per Dóminum.

Præfatio de B. Maria Virg. Et te in Conceptióne immaculáta : quæ dicitur per totam Octavam in omnibus Missis, quaæ non sint de Tempore neque aliam Præfationem exigant, juxta Rubricas.

PEr ómnia saécula sæculórum.
R). Amen.
V). Dóminus vobíscum.
R). Et cum spíritu tuo.
V). Sursum corda.
R). Habémus ad Dóminum.
V). Grátias agámus Dómino Deo nostro.
R). Dignum et justum est.

VEre dignum et justum est, æquum et salutáre, nos tibi semper, et ubíque grátias ágere : Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus : Et te in Conceptióne immaculáta beátæ Maríæ semper Vírginis collaudáre, benedícere et prædicáre. Quæ et Unigénitum tuum Sancti Spíritus obumbratióne concépit : et virginitátis glória permanénte, lumen ætérnum mundo effúdit, Jesum Christum Dóminum nostrum. Per quem majestátem tuam láudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli, cælorúmque Virtútes, ac beáta Séraphim, sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces, ut admítti júbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicéntes :

Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra glória tua. Hosánna in excélsis.

Benedíctus qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.

Communio. Gloriósa dicta sunt de te, María : quia fecit tibi magna qui potens est.

Postcommunio

SAcraménta quæ súmpsimus, Dómine, Deus noster : illíus in nobis culpæ vúlnera réparent; a qua immaculátam beátæ Maríæ Conceptiónem singuláriter præservásti. Per Dóminum.

Et fit Commemoratio Dominicæ :

Postcommunio

REpléti cibo spirituális alimóniæ, súpplices te, Dómine, deprecámur : ut, hújus participatióne mystérii, dóceas nos terréna despícere et amáre cæléstia. Per Dóminum.

Evangelium Dominicæ in fine :

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum
Matthaéum          Matth. 11, 2-10

IN illo témpore : Cum audísset Joánnes in vínculis ópera Christi, mittens duos de discípulis suis, ait illi : Tu es, qui ventúrus es, an álium exspectámus? Et respóndens Jesus, ait illis : Eúntes renuntiáte Joánni, quæ audístis, et vidístis. Cæci vident, claudi ámbulant, leprósi mundántur, surdi áudiunt, mórtui resúrgunt, páuperes evangelizántur : et beátus est, qui non fúerit scandalizátus in me. Illis autem abeúntibus, cœpit Jesus dícere ad turbas de Joánne : Quid exístis in desértum vidére? arúndinem vento agitátam? Sed quid exístis vidére? hóminem móllibus vestítum? Ecce qui móllibus vestiúntur, in dómibus regum sunt. Sed quid exístis vidére? prophétam? Etiam dico vobis, et plus quam prophétam. Hic est enim, de quo scriptum est : Ecce ego mitto Angelum meum ante fáciem tuam, qui præparábit viam tuam ante te.

Infra Octavam Missa dicitur ut in Festo, sed pro 3ª Oratione, juxta diversitatem Temporum assignata, dicitur Oratio de Spiritu Sancto.

 

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Pellegrinaggio a Madonna del Monte di Aviano 2019

Santuario di Madonna del Monte in Costa di Aviano

La Compagnia di Sant’Antonio e Una Voce Pordenone anche quest’anno organizzano il Pellegrinaggio al Santuario di Madonna del Monte in Costa d’Aviano (Pordenone) il 23 dicembre 2019 secondo il seguente programma:

13:45 ritrovo dei pellegrini alla chiesa di S. Valentino a Costa di Marsure
14:00 partenza verso il santuario
14:30 recita del Rosario
15:00 Messa cantata in rito tridentino.

Seguirà lo scambio degli auguri per il S. Natale.

Informazioni: Compagnia di Sant’Antonio +39 3473961396, compagniasantantonio@libero.it

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Xavier Barbier de Montault, La bourse

Bourse

1. Définition. — 2. Destination. — 3. Abus. — 4. Matière et forme. — 5. Croix. — 6. Messe. — 7. Obligation. — 8. Benédiction du Saint-Sacrement. — 9. Communion. — 10. Viatique.

1. Le dictionnaire de l’Académie, qu’il est facile de prendre en défaut quand il traite des matières ecclésiastiques, nous fournit cette définition singulière: «Bourse, double carton, dans lequel on met des corporaux qui servent à la messe». Le pluriel est inexact, puisque chaque bourse ne contient qu’un corporal, un seul étant nécessaire. Le corporal ne sert pas seulement à la messe, mais aussi pour l’exposition et la bénédiction du Saint Sacrement. Si le carton donne la forme et la rigidité, il n’est là qu’à l’état d’accessoire et ne constitue pas la bourse proprement dite.

2. La bourse est uniquement affectée à la conservation du corporal, qui s’y dépose plié: «Bursa corporalia continens» (Caer. Episc. l. 1, c. xii, n. 190).

Lorsque le pape officie pontificalement, on emploie une bourse tellement grande que le corporal y entre tout entier, non plié; mais cet usage est essentiellement propre à la chapelle papale.

3. On ne doit pas se servir de la bourse ou d’un objet ayant la même forme pour les quêtes qui se font à l’intérieur ou en dehors de l’église.

La Congrégation des Evèques et Réguliers prescrit, en 1719, à l’évèque de Cagli, de casser l’amende d’un écu d’or contre les sacristains qui prêtent pour la quête les bourses qui servent à la célébration de la messe.

4. La bourse romaine diffère notablement de la bourse française. Elle est carrée, cousue sur trois cotés, contournée d’un galon large, avec une croix au milieu et, aux quatre coins, une houppe qui lui donne beaucoup d’élégance. On la renforce de carton, afin qu’elle ait plus de consistance et son étoffe assortit à celle de l’ornement, ainsi que la couleur.

Pour l’ouvrir, il suffit de presser légèrement sur les côtés, des deux mains à la fois.

Elle mesure vingt-six centimètres sur chaque coté.

5. La croix parait obligatoire, d’après cette rubrique du Pontifical: «Bursa desuper ejusdem coloris (paramentorum), habens crucem in medio et intus corporale». Il faut donc rejeter systématiquement la coutume française qui la remplace par un emblème quelconque, comme gerbe de blé, pélican, etc.

6. La bourse se place sur le voile, au départ de la sacristie; arrivé à l’autel, le prêtre, après en avoir tiré le corporal, l’appuie contre le gradin, l’ouverture tournée vers le crucifix. L’ouverture regarde aussi le prêtre, quand il sort de la sacristie et c’est elle qu’il recouvre du repli du voile.

Super velo ponit bursam coloris paramentorum, intus habentem corporale plicatum (Miss. Rom.).

Plicato corporali, quod reponit in bursam, cooperit calicem velo et bursam desuper ponit (Ibid.).

7. La bourse est strictement obligatoire pour la messe.

CAPUCCINORUM. — An liceat sacerdotibus capuccinis celebrare missam absque usu bursae corporalis, uti requirit ritus S. Romanae ecclesiae? S. R. C. resp.: Omnino negative. Die 19 Januarii 1692.

8. Pour la bénédiction du Saint-Sacrement, la bourse est toujours blanche: elle s’appuie au gradin du coté de l’évangile, comme à la messe. La bourse solennelle, dite de salut, très estimée en France, est inconnue à Rome, et c’est lui attribuer trop d’importance que de l’exposer en parade au milieu de l’autel, surtout pendant toute la durée des vêpres, sous prétexte d’informer les fidèles de la cérémonie finale.

9. Lorsqu’on donne la communion aux fidèles en dehors de la messe, ou doit se servir de la bourse et du corporal sur lequel on dépose le ciboire.

CONGREGATIONIS CLERICORUM REGULARIUM SANCTISS. CRUCIS ET PASSIONIS D. N. JESU CHRISTI — 1. An semper adhibenda sit bursa cum corporale, supra quod reponenda sit sacra pyxis, toties quoties administratur communio christifidelibus extra missam, uti innuitur in Ritualis Romani rubrica, et clare docetur a Gavanto aliisque Sacrorum Rituum expositoribus?

2. An Rituale Romanum prout in casu, intelligendum sit, quod assumi debeat bursa cum corporali tantum quando Sacrum Viaticum defertur ad infirmes, an toties quoties extra missam sacra praebetur synaxis.

3. An rubrica Ritualis Romani sit, prout in casu, praeceptiva vel tantum directiva, et ad libitum?

4. Quum expletur communio extra missam, quaeritur an tolerari debeat consuetudo utendi palla, qua calix tegitur in missae saerificio, semper super altaris mensa ante tabernaculum manente?

Et Sacra Rituum Congreg. rescribendum censuit: Ad 1. Affirmative, juxta Rituale. Ad 2. In administranda Eucharistia intelligendum. Ad 3. Praeceptivam esse. Ad 4. Jam provisum in superioribus. Die 27 Februarii 1847.

Il convient que le prêtre qui va donner la communion en dehors de la messe, porte lui-même la bourse et ne la fasse pas porter par un clerc: on semble établir ici une espèce de parité entre le port du calice à l’autel et celui du corporal.

NEAPOLITANA. — An sacerdos pergens ad explendam communionem extra missam debeat per se, vel per ministrum deferre bursam, in qua corporale recluditur? — S. R. C. resp.: Decere ut a sacerdote deferatur. Die 24 Sept. 1812.

10. La bourse est également blanche pour le viatique porté aux malades:

Bursam cum corporali, quod supponendum erit vasculo SS. Sacramenti super mensa in cubiculo infirmi (Rit. Rom.).

X. Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine, II, Paris, Letouzey et Ané, s. d., pp. 168-171.

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Xavier Barbier de Montault, Le voile du calice

Voile du calice

1. Définition. — 2. Obligation. — 3. Matière et forme. — 4. Galon et croix. — 5. Usages romains. — 6. Couleur. — 7. Communion. — 8. Coutume.

1. Le voile, suivant l’étymologie latine, sert à dérober le calice aux regards, depuis le commencement de la messe jusqu’à l’offertoire et depuis les ablutions jusqu’à la fin.

2. Strictement obligatoire pour la messe, le voile ne peut être mis de coté après la communion et le prêtre doit alors, de nouveau, en couvrir le calice.

URBINATEN. — An sacerdos, in missae sacrificio, post communionem reponens calicem in medio altaris, velum, quo in principio missae operitur, supra bursam debeat plicare necne? Et S. R. C. respondit: Tam in principio missae quam post communionem calicem velatum esse debere totum in parte anteriori. Et ita in posterum tam in dioecesi Urbinaten. quam ubique servari voluit et mandavit. Hac die 12 Januarii 1669.

PRAGEN. — Utrum calix in fine missae debeat totus velari in parte anteriori, prout ab initio missae? S. R. C. resp.: Ante versiculum quod dicitur communio, cooperiendum velo calicem in anteriori parte, prout ante confessionem. Die 1 Martii 1698.

A parte anteriori s’explique, quand l’autel est adossé au mur; il n’en serait pas de même si l’autel était isolé, comme dans nombre d’églises de Rome. Totum signifie que le voile doit retomber jusque sur l’autel et ne pas laisser le pied du calice à découvert.

Le Cérémonial des évèques omet la mention du voile à la préparation de la messe: «Calix cum patena, palla, purificatorio et bursa» (l. I, c. xii, n. 19). «Calix vero cum patena, bursa» (l. I, c. xv, n. 14), ce qui ferait croire qu’on pourrait s’en passer, mais il n’est pas oublié à la fin de la messe: «Subdiaconus complicat corporale, tergit et mundat calicem, … velum et bursam super calicem reponendo» (l. II, c. viii, n. 77).

3. Le voile est entièrement en soie, «velo serico» (Miss. Rom.), et sans doublure; s’il y avait une doublure, elle devrait être en soie, malgré la pratique contraire en France. Sa largeur est telle qu’il couvre complètement le calice de toutes parts, en retombant également de chaque colé; il faut donc que l’étoffe soit souple. En France, au contraire, elle est raide et si parcimonieusement coupée, qu’elle ne recouvre que le devant du calice, ce qui est trop peu.

Le voile mesure soixante-quatre centimètres en carré.

4. Il est garni d’un galon étroit ou d’une dentelle de soie ou d’or. En général, il est d’étoffe unie. L’usage français met une croix à la partie antérieure: celle pratique est moderne. Si l’on tient absolument à la croix, on la place au milieu du voile, à l’endroit correspondant à l’ouverture du calice.

5. Quand le prêtre part de la sacristie, il relève la partie antérieure du voile sur la bourse, afin de porter plus commodément le calice et ne la rabaisse qu’à l’autel; au retour, il fait de même.

Le servant de messe plie le voile à l’envers, en deux d’abord, puis en quatre, dans le sens de la longueur; ensuite en deux et en quatre dans l’autre sens, ayant soin de replier en diagonale l’angle supérieur. Il met le voile ainsi réduit à la droite du corporal, pour que le prêtre puisse y déposer la pale, chaque fois qu’il découvre le calice.

6. La couleur assortit à celle de la chasuble: «Velum parvum, coloris paramentorum, super ipsum calicem» (Pont. Rom.). On est moins strict à Rome pour l’étoffe, qui n’assortit pas toujours à l’ornement.

7. Le voile, sous aucun prétexte, parce que telle n’est pas sa destination liturgique, ne doit tenir lieu de nappe aux communiants, même ecclésiastiques.

8. C’est la coutume qui règle si le voile, à l’offertoire, est plié par le prêtre ou par le servant de messe. A Rome, elle est en faveur de ce dernier.

An in missa privata, quando minister non est superpelliceo indutus liceat cum, lecto offertorio a celebrante, ad altare ascendere, accipere et plicare velum calicis vel hic ritus reservari debeat ministris superpelliceo indutis, vel etiam celebrans ipse debeat plicare velum et super altare ponere? S. R. C. resp.: Servandam consuetudinem. Die 12 Augusti 1854.

X. Barbier de Montault, Le costume et les usages ecclésiastiques selon la tradition romaine, II, Paris, Letouzey et Ané, s. d., pp. 165-168.

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